CBPPC - Dépistage

Caractéristiques et évolution des Cancer Broncho-pulmonaires à petites cellules (CBPPC) détéctés par dépistage TDM.

THOMAS Anish          Chest               2018                154      6          1284    1290

https://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(18)31130-9/fulltext

       Pour déterminer si la détection précoce d'un CBPPC pourrait permettre un bénéfice de survie, un total de 143 cas de CBPPC détectés ont été diagnostiqués dont 49 (34,2%) détectés lors du dépistage, 15 (10,5%) détectés pendant le suivi et 79 (55,2%) détectés en dehors du dépistage/après le dépistage.

       Parmi les cas diagnostiqués pendant le dépistage (c'est à dire détecté au dépistage ou pendant le suivi), il était détecté un plus grand pourcentage de cas de CBPPC par rapport aux cas de CBP non à petites cellules (CBPNPC) diagnostiqués dans le même temps (23% vs 5%). Un plus grand pourcentage de tous les cas de CBPPC était à un stade plus avancé (Stade III/IV: 86% vs 36%) par rapport aux CBPNPC. La distribution défavorable des stades du CBPPC se retrouvait parmi les cancers détectés lors du dépistage (80% stade III/IV), lors du suivi (86%) et ceux détectés en dehors du dépistage/après le dépistage. Parmi les CBPPC détectés au cours du dépistage seulement 63,3% avaient ³ 1 nodule non calcifié dans le lobe cancéreux par rapport aux 85,4% des cas de CBPNPC. Même les très petits nodules détectés par TDM faible dose, un pourcentage élevé de cas de CBPPC était à un stade évolué. Il n'y a aps eu de différence de survie entre les CBPPC détectés au cours du dépistage , du suivi ou en post dépistage.

       Il est conclu que la "détection précoce" par imagerie TDM à faible dose n'a pas d'impact sur les résultats des CBPPC. Une modalité de dépistage réussi doit détecter idéalement des CBPPC à un stade plus précoce que lorsqu'il peut être détecté par l'imagerie TDM.

(Commentaire : il est certain que lorsque le cancer est vu en imagerie il n'est déjà plus très petit mais en attendant d'avoir mieux il faut s'en contenter)

  1. Krespine

Fibrillation auriculaire - SAOS

Les apnées du sommeil augmentent le risque de fibrillation auriculaire (FA)

       Une étude de cohorte historique.

KENDZERSKA T.       Chest               2018    154      6          1330    1339

 

https://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(18)32437-1/fulltext

 

       La relation entre un SAOS nouvellement diagnostiqué et la survenue d'hospitalisation pour FA à partir d'une large cohorte sans arythmie a été étudiée les 10 années suivantes sur un total de 8 256 patients d'âge moyen 47 ans dont 62% étaient des hommes, 28% avaient un IAH > 30/heure et 6% passaient >30% du temps de sommeil avec une saturation en O2 < 90%.

       Sur un suivi moyen de 10 ans (entre 7-13 ans), 173 participants (2,1%) ont été hospitalisés pour FA. Avec la prise en compte de l'âge, du sexe, de la consommation d'alcool, du tabagisme, d'une insuffisance cardiaque antérieure, d'une BPCO et d'une embolie pulmonaire, l'hypoxémie nocturne (mais non l'IAH) a été le prédicteur significatif de la survenue de la FA : HR 2,47. Après prise en compte supplémentaire de l'IMC et l'HTA, cette association a été atténuée mais est restée significative (HR: 1,77).

       En conclusion, dans une large cohorte clinique sans arythmie avec suspicion de SAOS, l'hypoxémie nocturne a été associée de façon indépendante à une augmentation du risque de survenue de FA hospitalisée de 77%. Ces résultats confirment de plus la relation entre SAOS, hypoxémie nocturne et survenue de FA. Ils peuvent être utilisés pour augmenter la prévention de la FA chez les patients souffrant de SAOS et d'hypoxémie nocturne sévère.

(Commentaire : y penser également quand survenue de FA)

  1. Krespine

Hémoptysie - Traitement - Acide Tranexamique

Acide tranexamique inhalé pour le traitement d'une hémoptysie. Un essai randomisé contre placebo.

WAND O.  et al.           Chest               2018    154      6          1379    1384

https://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(18)32572-8/fulltext

       Pour évaluer de façon prospective l'efficacité en inhalation de l'acide tranexamique (AT) agent anti fibrinolytique utilisé habituellement pour le contrôle des saignements en traitement de l'hémoptysie, 47 patients avec hémoptysie massive ( expectoration sanguine > 200mL/24h) ont reçu soit des inhalations de 500mg d'AT (n = 25) ou de placebo (sérum salé = 22). La mortalité et la rechute d'hémoptysie ont été évalué à 30 jours et avec un suivi d'un an.

       L'AT a été associée à une réduction significative du volume sanguin expectoré débutant dans les 2 jours de l'hospitalisation. La résolution de l'hémoptysie dans les 5 jours de l'hospitalisation a été observée chez plus de patients sous AT que chez ceux sous placebo (96% vs 50%). La durée moyenne de l'hospitalisation a été plus courte dans le groupe sous AT (5,7 ± 2,5 jours vs 7,8 ± 4,6 jours), avec moins de patients ayant nécessité une procédure invasive comme une bronchoscopie interventionnelle ou une embolisation sous angiographie pour contrôler le saignement (0% vs 18,2%). Aucun effet secondaire n'a été noté dans les 2 groupes durant la période de suivi. De plus, un taux de rechute réduit a été noté sur un an de suivi.

       Au total, les inhalations d'AT peuvent être utilisées sans danger et avec efficacité pour contrôler le saignement chez les patients souffrant d'hémoptysie non massive.

(Commentaire : pourquoi s'en priver...si le prix est raisonnable)

  1. Krespine

BPCO - Asthme - Intrications

Caractéristiques de l'asthme dans la BPCO sévère: Identification des aspects traitables.

MATTHES  S. et al.                 Respir Med     2018    145      Dec      89        94

https://www.resmedjournal.com/article/S0954-6111(18)30343-3/fulltext

       Une analyse prospective, consécutive, transversale a été effectué chez 80 patients souffrant de BPCO sévère GOLD IV/D pour étudier les aspects asthmatiques des BPCO.

       Il s'agissait de 48,8% de femmes , l'âge moyen était de 57,6 ± 5,1 ans, anciens fumeurs de 35,7± 21,2 PA, IMC : 22,3 ± 3,5kg/m2 et BODE 6,9 ± 1,7. 68% qui avaient annuellement >2 exacerbations modérées à sévères. 16,1% (5/31) patients présentaient une réversibilité du VEMS de > 12% et > 200mL malgré un traitement maximal, 33% (15/45) avaient un FENO ³ 22,5ppb, 33% (24/73) avaient une IgE sérique ≤ 100IE/ml et il y avait une sensibilisation allergique chez 51,5% (35/68). L'éosinophilie sanguine de ³ 150 cell/µl était vue chez 47% (35/74). L'expectoration provoquée montrait une éosinophilie de ³ 2% chez 56% (14/24) avec pathogènes pulmonaires chez 63,8% (30/47). Il était identifié 12 (15%) patients avec chevauchement asthme – BPCO. Parmi eux, 10 (83,3%) avaient de fréquentes exacerbations nécessitant une VNI ou soins en unités de réanimation par rapport à ceux sans caractéristiques d'asthme.

       Au total, des critères d'asthme ont été détectés dans un sous-groupe substantiel de patients stables souffrant de BPCO sévère. Les caractéristiques d'asthme ont été associés à des exacerbations plus sévères malgré un traitement optimal de la BPCO, représentant des candidats potentiels pour un traitement ciblé avec anti-IgE ou anti IL-5.

(Commentaires : avoir 2 maladies en même temps c'est forcément plus grave qu'une seule )

  1. Krespine

Fuite aérique - Valve endobronchique

Valves endobronchiques unidirectionnelles (VEU) pour la prise en charge des fuites aériques persistantes (FAP): résultats d'une étude multicentrique.

FIORELLI A. et al.       J Thorac Dis               2018                10        11        6158                6167

http://jtd.amegroups.com/article/view/24924

              L'efficacité des VEU dans la prise en charge des FAP et le coût de la procédure ont été étudiés chez 74 patients. Dans tous les cas, les fuites aériques étaient sévères et sans succès des traitements standards. 67 patients (91%) ont eu un traitement par VEU et 59 (88%)nt obtenu une résolution complète de la fuite aérique, avec une réduction de la fuite aérique chez 6 (9%) et aucun bénéfice chez 2 patients (3%). La comparaison des données avant et après VEU a montré une réduction significative de la durée de la fuite aérique (16,2 ± 8,8 vs 7,3 ± 1,7 jours), du retrait du drain thoracique (16,2 ± 8,8 vs 7,3 ± 2,7 jours) et de la durée de l'hospitalisation ( 16,2 ± 8,8 jours vs 9,7 ± 2,8 jours). Sept patients non traités par VEU ont eu un pneumopéritoine avec pleurésie ( n = 6) ou sans pleurésie ( n = 1). Chez seulement 1 patient (14%), le drain thoracique a été enlevé 23 jours plus tard tandis que les 6 patients restant sont sortis avec un drainage thoracique à domicile qui a été enlevé après 157 ± 41 jours. Aucune différence n'a été trouvée dans les coûts de santé avant et après mise en place de la VEU.

       En conclusion, le traitement par VEU contre une FAP est une technique efficace. La réduction des coûts hospitaliers en lien avec la résolution précoce de la fuite aérique pourrait permettre de réduire le coût de la technique.

(Commentaire :

  1. Krespine.