BPCO - Exacerbation - Complications

Infarctus myocardique et AVC après exacerbations de BPCO.

ROTHNIE K. J. et al.             Ann THorac Surg       2018    15        8          935      946

https://www.atsjournals.org/doi/abs/10.1513/AnnalsATS.201710-815OC

 

            Pour quantifier les augmentations de risque d'infarctus myocardique (IM) et d'accident vasculaire cérébral (AVC) associées à une exacerbation aiguë à la fois modérée et sévère et pour rechercher les facteurs qui peuvent modifier ces risques, il a été inclus 5 696 participants adultes souffrant de BPCO avec un premier IM (n = 2 850) ou AVC (n = 3 010) et au moins une exacerbation aiguë.

            Les risques à la fois d'IM et d'AVC ont augmenté dans les 91 jours après l'exacerbation aiguë. Le risque a été plus majoré après une exacerbation sévère (rapport du taux d'incidence RTI: 2,58) pour un IM et de 1,97 pour un AVC par rapport à une exacerbation modérée (RTI : 1,58 pour un IM et 1,45 pour un AVC). Les risques relatifs d'IM et d'AVC associés à une exacerbation aiguë ont été moindres parmi ceux avec exacerbations plus fréquentes (ITR: 1,42 vs 1,69 pour l'IM et 1,30 vs 1,68 pour l'AVC). Un stade GOLD plus élevé a été associé à un moindre risque d'IM (ITR : 1,98 vs 1,69) mais non d'AVC. La prise d'aspirine initialement a été associée à un moindre risque d'AVC (ITR: 1,28 vs 1,63) mais non d'IM.

            En conclusion, les exacerbations aiguës de BPCO sont associées à une augmentation du risque d'IM et d'AVC dans les 28 jours après leur survenue. Plusieurs caractéristiques du patient ont été identifiées comme associées à ces survenues.

(Commentaire :

  1. Krespine

Emphysème - VEB - Coût/efficacité

Coût/Efficacité du traitement par valves endobronchiques (VEB) des patients souffrant d'emphysème sévère par rapport aux soins médicaux standards.

HARTMAN. J. E. et al.          Respirology    2018    23        9          835      841

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/resp.13295

L'objectif de cette étude a été de pratiquer une évaluation économique du traitement par VEB en incluant les coûts et le coût/efficacité du traitement par VEB par rapport au traitement médical standard dans une perspective hospitalière à court et à long terme.

La différence moyenne entre le groupe VEB et le groupe témoin a été de 16 721€/patient à court terme (6 mois), les coûts de la Qualité de Vie ajustée/an (QUALY) ont été de 205 129€, les rapports augmentation coût/efficacité (RACE) au test de marche de 6 minutes ont été de 160€ et pour le Questionnaire Respiratoire St George (QRSG) de 1 241€. Sur le long terme, les résultats des rapports coût/efficacité montrent des coûts additionnels de 39 000€ par QUALY gagnés sur 5 ans et 21 500€ gagnés sur 10 ans. En comparaison, les coûts historiques par QUALY par an après traitement par serpentin sont de 738 400€, ils sont de 48 415€ 5 ans après chirurgie de réduction de volume pulmonaire et de 29 410 € 15 ans après une double transplantation pulmonaire.

            Au total, les effets cliniques positifs du traitement par VEB sont associés à des coûts majorés par rapport au traitement médical standard. Ces résultats suggèrent que le traitement par VEB à un profil coût/efficacité favorable, également quand il est comparé aux autres modalités thérapeutiques dans ce type de patient.

(Commentaire :

  1. Krespine

BPCO - Exacerbations - Rapport Alb/Glu

Application du rapport Albumine/Globuline chez les patients âgés avec exacerbation aiguë de BPCO.

GIN J. et al.                J Thorac Dis               2018    10        8          4923    4930

http://jtd.amegroups.com/article/view/23095

            La signification clinique du rapport Albumine/Globuline (RA/G) chez les patients âgés souffrant d'exacerbation aiguë de BPCO (EABPCO) a été étudiée en le comparant chez 252 patients hospitalisés contre une EABPCO à 89 patients avec BPCO stable et à 115 personnes âgées en bonne santé.

            Le RA/G, le logarithme du taux de la CRP (LogCRP), le taux de la pré albumine (PA) et le taux d'IgG ont été différents entre les groupes EABPCO, groupe BPCO stable et groupe témoin en bonne santé. Le RA/G, le LogCRP et le taux de PA ont été différents selon les groupes GOLD I, II , III et IV. L'âge, les RA/G, les LogCRP et le taux de PA ont été différents entre les groupes EABPCO avec infection et non-infection. Le RA/G a été corrélé négativement avec la durée de l'hospitalisation.  La durée de l'hospitalisation a été plus longue avec un RA/G de < 1,37 qu'avec un RA/G ³ 1,37.

            En conclusion, le RA/G peut être envisagé comme un index de référence pour évaluer l'état des personnes âgées, déterminer la présence d'une infection associée et prédire le pronostic.

(Commentaire : à confirmer bien sûr...)

  1. Krespine

CBP - Chirurgie - Âge

Un âge de plus de 80 ans doit-il être une contrindication pour la chirurgie d'un cancer broncho-pulmonaire (CBP) ? - une étude de données nationales.

PAGÈS P-B.              J Thorac Dis               2018    10        8          4764    4773

http://jtd.amegroups.com/article/view/22673

            Pour estimer la mortalité hospitalière (MH) et déterminer si un âge supérieur à 80 ans est le plus important prédicteur de la MH après chirurgie d'un CBP, 97 440 dont 4 438 patients de plus de 80 ans ont été inclus de janvier 2005 à décembre 2015.

            La MH globale a été de 3,73% (n = 3 639) et de 7,7% (n = 345) pour les patients de plus de 80 ans vs 3,54% (n = 3 294) pour les patients les plus jeunes. En analyse multivariée, les facteurs prédictifs d' MH avec odds ratios (OR) étaient : 2,60 aux âges ³ 80 ans, 5,85 en cas d'antécédents d'hépatopathie et 5 en cas d'antécédents de pneumopathie. La MH a également été liée au nombre d'hospitalisations avec un OR de 0,75 et une diminution linéaire des MH prédites selon le nombre d'hospitalisations pour les plus de 80 ans. Les OR ajustés ont été de 1,15 en cas de lobectomie, 2,18 en cas de bilobectomie et 3,83 en cas de pneumonectomie.

            Il est conclu que concernant la MH, un âge ³ 80 ans avait un moindre poids qu'une pneumopathie ou une hépatopathie antérieures et le type de résection pulmonaire. Les patients de plus de 80 ans avec CBP localisé et sans comorbidités significative doit être envoyés pour bénéficier d'une intervention chirurgicale  si une lobectomie ou une résection infra lobaire peuvent être effectuées.

(Commentaires: Quoi ???!!! Macron ne va pas être content...ça va faire encore plus de retraités...)

  1. Krespine

BPCO - OPVA - Sévérité - Biomarqueurs

Évaluation de la sévérité de l'obstruction des petites voies aériennes (OPVA) et destruction alvéolaire dans la BPCO.

KAWAMOTO T. et al           Respir Med                 2018    141      August             159      164

https://www.resmedjournal.com/article/S0954-6111(18)30232-4/fulltext

            La Pentosidine et le VEGF qui reflètent les troubles ou la fonction du tractus respiratoire inférieur ont été mesurés comme biomarqueurs pour évaluer la contribution de l'OPVA et de la destruction alvéolaire dans la BPCO chez 23 non-fumeurs, , 25 fumeurs sans BPCO et 43 fumeurs souffrant de BPCO. Il a été également évalué les corrélations du taux de ces 2 biomarqueurs avec le degré de la zone de faible atténuation (ZFA) en TDM et des différences du N2 à partir de la courbe du lavage du nitrogène.

            Les taux de Pentosidine ont été significativement plus élevés chez les fumeurs avec BPCO que chez les non-fumeurs et les fumeurs sans BPCO. À l'inverse, les taux du VEGF ont été significativement moindres chez les fumeurs sans BPCO que chez les non-fumeurs, et diminuaient encore chez les fumeurs avec BPCO. Dans une classification en 4 stades des ZFA, les taux de Pentosidine ont fortement augmenté du grade I au grade IV, tandis que les taux de VEGF diminuaient avec l'augmentation de sévérité du grade des ZFA. Les taux de Pentosidine étaient corrélés positivement à la variation du N2 chez les patients BPCO avec emphysème léger. En revanche, les taux de VEGF étaient inversement corrélés aux variations du N2 chez les patients BPCO avec emphysème sévère.

            Il est conclu que le taux de Pentosidine est responsable de la sévérité de l'OPVA tandis que le taux du VEGF reflète l'importance de la destruction alvéolaire. Ainsi, la mesure simultanée des taux de Pentosidine et VEGF peut être une approche prometteuse pour différencier la sévérité de l'OPVA et de la destruction alvéolaire du tractus respiratoire inférieur des BPCO.

(Commentaire : très prometteur si c'est confirmé)

  1. Krespine