Bronchectasies - Sévérité - Vitamine D

Vitamine D et sévérité des Bronchectasies.

FERRI S. et al.           Respir Med                 2019    148      3          1          5

https://www.resmedjournal.com/article/S0954-6111(19)30018-6/fulltext

            Pour comprendre s'il y a une corrélation entre la vitamine D fréquemment déficiente chez les sujets souffrant de bronchectasies et la sévérité clinique et radiologique des bronchectasies; il a été inclus 57 patients (17 hommes/40 femmes) d'âge moyen 60 ±12 ans) entre octobre 2017 et mars 2018 avec exclusion des patients souffrant de bronchectasies par mucoviscidose et ceux rapportant une supplémentation en vitamine D.

            La vitamine D a été en déficit chez 64% des patients, suffisante chez 36% et normale chez 7%. L'Index de sévérité des Bronchectasies (BSI) a été de 7,5 ±5 et le score Bhalla moyen de 16 ± 4. Les taux de vitamine D ont été corrélés au score Bhalla (R2 = 0,68 – p<0,001) et au BSI (R2 = 0,58 – p < 0,0001). La corrélation semble être plus étroite qu'avec les autres marqueurs de l'inflammation tels que la CRP.

            En conclusion, il a été considéré que la vitamine D est un bon prédicteur de la sévérité clinique et radiologique des bronchectasies.

(Commentaire :

  1. Krespine

Pleurésie idiopathique - Malignité - Survie

Incidence de la malignité et survie des patients souffrant de pleurésie idiopathique.

BERTRAM REUTER S.       J Thorac Dis               2019    11        2          386      392

http://jtd.amegroups.com/article/view/26441

            La survenue sur 3 ans d'une malignité et la survie ont été évaluées chez 547 patients souffrant de pleurésie idiopathique sur un total de 658 patients (83%) ayant eu une chirurgie thoracoscopique vidéo-assistée (CTVA) et 29 (5%) étaient diagnostiqués avec une malignité au cours de la période de suivi de 3 ans.

            Parmi ces derniers, 93% étaient diagnostiqués avec une malignité dans la première année. Le nombre de personnes nécessaires pour dépister un cas de cancer au cours du suivi était de 18 durant la première année après la CTVA et de 250 les deux années suivantes. La survie a été indépendante du type de malignité (Mésothéliome pleural malin vs autres cancers) et de l'intervalle de temps entre la CTVA et le diagnostic de cancer (≦ 31 jours vs 1-36 mois ; P= 0,15). La survie moyenne du groupe sans malignité a été de 1 095 jours.

                Il est conclu que cette étude confirme la faible incidence de malignité des pleurésies idiopathiques après CTVA. Presque tous les cas incidents de malignité ont été diagnostiqués dans les 12 mois après la CTVA. Aucun désavantage de survie n'a été observé chez les patients avec la survenue du cancer. Ces résultats suggèrent que le suivi des pleurésies idiopathiques pourrait sans danger être limité à un an. La stratégie optimale de surveillance reste à rechercher.

(Commentaire :

  1. Krespine

 

Tuberculose - Allergie aux traitements - Désensibilisation

Efficacité et tolérance de la désensibilisation dans le traitement de l'hypersensibilité retardée aux médicaments anti tuberculose.

BAN G-Y  et al.         Respir Med                 2019                147      2          44        50

https://www.resmedjournal.com/article/S0954-6111(19)30009-5/fulltext

            L'efficacité et la tolérance du traitement de désensibilisation contre l'hypersensibilité aux médicaments antituberculose de première ligne et l'utilité de l'évaluation immunologique dans ces cas ont été effectué dans une étude prospective observationnelle de cohorte ayant inclus 31 traitements de désensibilisation (INH: 8 – EMB : 8 – RFP : 11 PZA : 4) et 12 patients (8 avec exanthème maculo-papulaire et 4 avec réaction médicamenteuse associant éosinophilie et symptômes systémiques)

            Le taux de succès global de la désensibilisation a été de 80,7%. Tous les sujets de l'étude sauf un ont terminé leur traitement de façon complète. Le taux global sans arrêt des traitements a été de 64,5%. 16 traitements ( 80%) contre un exanthème maculo-papulaire et 4 (36,4%) contre des réactions médicamenteuses avec éosinophilie et symptômes systémiques ont été sans arrêt thérapeutiques (P = 0,023).Les médicaments qui étaient positifs lors de 2 ou 3 études immunologiques présentaient des taux significativement élevés d'arrêt thérapeutique bien que cela n'était pas corrélé au taux d'échec de la désensibilisation.

            Il est conclu qu'une désensibilisation à de multiples médicaments antituberculose contre une hypersensibilité médicamenteuse retardée a été effectué avec succès et sans danger. L'association de multiples évaluations immunologiques peut prédire l'arrêt du médicament bien que cela nécessite une validation par des études plus vastes.

(Commentaire : retenons que lorsque qu'un médicament est absolument nécessaire et fondamental...la désensibilisation peut éviter le blocage du produit incontournable)

  1. Krespine

BPCO - Exacerbations - NAC

Impact du tabagisme et des traitements associés sur l'effet de la N-acétylcystéine (NAC) contre les exacerbations de BPCO : une analyse post-hoc de l'étude PANTHEON.

PAPI A. et al.             Respir Med                 2019                147      2          37        43

https://www.resmedjournal.com/article/S0954-6111(19)30006-X/fulltext

            La NAC (600mg x2/jour) est un mucolytique antioxydant oral bien-toléré qui réduit le risque d'exacerbations modérées à sévères de BPCO. PANTHEON a été une des études les plus larges pour évaluer la NAC dans les BPCO. Elle a recruté des fumeurs habituels, ex- et non-fumeurs, traités de façon concomitante par d'autres médicaments et a utilisé une définition des exacerbations de BPCO basée sur les symptômes plutôt que sur les critères de l'utilisation des ressources conventionnelles des soins de santé (URCSS).

            Par rapport au placebo (n = 482), la NAC ( n = 482) a réduit le nombre d'évènements d'URCSS de 20% avec un important effet chez les ex/persistants fumeurs (23% - p>0,01). Chez les patients traités par NAC et par bronchodilatateurs inhalés LA mais non corticoïdes inhalés (CI), il y a eu 60% de réduction du nombre d'exacerbations par rapport à ceux sous placebo, bronchodilatateurs LA et CI (p< 0,0001).

            En conclusion, globalement, ces analyses post-hoc générant des hypothèses confirment que la NAC réduit le nombre d'exacerbations de BPCO, particulièrement chez les patients souffrant de BPCO qui ont des antécédents significatifs de tabagisme et chez ceux non-traités par CI. La NAC peut représenter une alternative aux associations contenant des CI dans ces sous-groupes de patients.

(Commentaires :

  1. Krespine

Emphysème - Sévérité - Valve endobronchique

Survie après traitement par valve endoscopique chez les patients souffrant d'emphysème sévère.

GOMPELMANN D. et al.     Respiration     2019    97        2          145      152

https://www.karger.com/Article/Abstract/492274

            L'impact du traitement par valve endobronchique sur la survie des patients souffrant d'emphysème a été évalué de 2005 à 2013 chez 449 patients emphysémateux (âge moyen : 64 ± 7 ans) qui ont été traités par valve et ont été suivis pendant une moyenne de 37,3 ± 21,3 mois.

            Un total de 128 patients (29%) a développé une atélectasie lobaire complète, dont 34 ont également souffert d'un pneumothorax; 50 patients (11%) ont eu un pneumothorax sans atélectasie lobaire et 261 patients (58%) ont eu une réduction de volume du lobe ciblé ou aucune réduction de volume. Les patients avec atélectasie ont présenté un VEMS (%), un Volume Résiduel  (L), une Capacité Pulmonaire Totale (L) et un facteur de transfert du CO (%) significativement meilleur que les valeurs initiales, mais il n'y a pas eu de différence significative sur le score de BODE. Les patients avec atélectasie lobaire induite par valve avaient un bénéfice de survie significatif par rapport aux patients sans atélectasie (taux de survie à 5 ans : 65.3 vs 43,9%). La survenue d'un pneumothorax chez 84 patients n'a pas influencé la survie.

            Il est conclu que l'atélectasie lobaire après traitement par valve endoscopique est associée à un bénéfice de survie.

(Commentaire : le dos au mur vaut mieux un peu que rien du tout)

  1. Krespine