HTAP - HTPTEC - Traitement - Bosentan

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Le traitement par Bosentan de l'HTAP et de l'HTP thromboembolique chronique (HTPTEC) : revue systématique et méta-analyse.

CHEN  X.       et al.   Clin Respir J              2018    12        6          2065    2074

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/crj.12774

            Les effets spécifiques du Bosentan sur l'HTAP et l'HTPTEC ont été évalués à partir d'un total de 10 études randomisées contre placebo ayant inclus 1 185 patients.

            Chez les sujets souffrant d'HTAP, le Bosentan a prolongé la distance au  test de marche de 6 minutes par une distance moyenne de 35,7m, a réduit la PAP moyenne de 5,7mmHg, augmenté l'index cardiaque de 0,4L/min/m2, réduit la résistance vasculaire pulmonaire de 305,1 dyn.s/cm5, prévenu la détérioration fonctionnelle en classe et réduit l'aggravation clinique par rapport au placebo.

            Chez les patients souffrant HTPTEC, le Bosentan a amélioré l'index cardiaque de 0,3L/min/m2 et réduit la résistance vasculaire pulmonaire de 176,0 dyn.s/cm5.D'autres résultats efficaces concernant l'HTPTEC n'ont pas atteint la différence statistique. À la fois pour l'HTAP et l'HTPTEC, il n'y a pas eu de différence significative sur la mortalité ou les effets secondaires entre le groupe Bosentan et le groupe placebo. Cependant, le Bosentan a augmenté le risque d'une fonction hépatique anormale à la fois dans les 2 groupes HTAP et HTPTEC.

            Il est conclu que le Bosentan est efficace pour traiter l'HTAP tandis qu'il améliore seulement certains paramètres hémodynamiques de l'HTPTEC. L'incidence des anomalies de la fonction hépatique est plus élevée avec le traitement par Bosentan.

(Commentaire : summum de l'hypocrisie , je n'ai aucun conflit d'intérêt, les labos n'ont pas voulu me payer)

  1. Krespine

Pneumonie - IRA - Virus

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Place des virus dans les pneumonies associées à une insuffisance respiratoire aiguë (IRA).

            Un problème sous-estimé.

SHORR A.F. et al. Chest       154      1          84        90

https://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(17)33236-1/fulltext

            Le rôle des virus dans les pneumonies associées à une ventilation mécanique (VM) a été étudié dans une cohorte de 634 patients dont dans 79 cas (21,7%) le virus a été le seul pathogène. Les virus les plus courants ont été les virus/entérovirus (n = 20 ), le virus Influenza A (n = 12) et le Virus respiratoire syncitial (n = 11). Le nombre de mort au cours de l'hospitalisation a été élevé (37,2%) et n'a pas différé de la mortalité des autres patients (36,5%).

            La durée de la VM, le temps de l'hospitalisation et le nombre de réadmission n'a pas différé selon les causes de pneumonie. Deux variables ont été indépendamment associées à la guérison du virus : un score de < 26 sur l'échelle de l'"Acute Physiology and Health Evaluation" (OR ajusté : 0,51), et la transplantation de cellules souches (ORa : 4,39).Une analyse de sensibilité ayant exclus les patients qui ont eu une transplantation de cellules souches n'a pas altéré substantiellement les résultats obtenus.

            En conclusion, les virus représentent une cause majeure de pneumonie chez les patients gravement atteint nécessitant une VM. Identifier de tels sujets présente une opportunité pour arrêter l'antibiothérapie. Les médecins doivent envisager systématiquement d'évaluer les patients souffrant de pneumonie nécessitant une VM sur les pathogènes viraux.

(Commentaire : point de vue tout à fait original et digne d'intérêt...si on y pense ça fera toujours moins d'Augmentin )

  1. Krespine

Cancer Broncho-Pulmonaire - Diagnostic - Auto AC

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Signification diagnostique des Auto-Anticorps (AAC) associées à la tumeur pour le diagnostic précoce de cancer broncho-pulmonaire (CBP).

DU Q. et al.                Clin Respir J              2018                12        6          2020    2028

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/crj.12769

 

            Pour détecter le taux d'AAC associé à la tumeur (AACAT) dans le CBP et évaluer le diagnostic potentiel des AAC pour la stratégie de dépistage des CBP au stade précoce, les taux d'AACAT ont été mesurés contre un panel de 7 antigènes associés à la tumeur (AGAT : p53, PGP9,5, SOX2, GAGE7, GBU4-5, CAGE et MAGEA1) chez 397 patients avec lésions pulmonaires (305 avec CBP non à petites cellules [CBPNPC], 47 avec CBP à petites cellules et 45 avec nodule bénin) et 74 personnes comme contrôle sans aucun nodule pulmonaire après TDM pulmonaire.

            Le panel d'AACAT pourrait faire la distinction entre lésions malignes et bénignes et la population témoin avec une sensibilité de 56,53% et une spécificité de 91,60%. La spécificité pourrait être encore augmentée à 95,80% quand elle est combinée à la TDM. Les AACAT présentent aussi une forte valeur diagnostique du nodule malin et pourrait être une nouvelle méthode pour juger la malignité des nodules de moins de 8mm de diamètre. Aucune différence significative n'a été vue basée sur l'anatomopathologie, les stades des CBPNPC, la taille tumorale, l'âge ou le sexe.

            Il est conclu que cette étude confirme la valeur du panel des AACAT comme outil diagnostique combiné à la TDM thoracique.

(Commentaire :

  1. Krespine

Pneumonie communautaire - Macrolides - Mortalité

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Le traitement par macrolides est associé à une moindre mortalité contre les pneumonies communautaires avec bactériémie.

ARNOLD F. W. et al.            Respir Med     2018    140      Jul       115      121

https://www.resmedjournal.com/article/S0954-6111(18)30191-4/fulltext

            Pour définir les résultats cliniques des patients souffrant de pneumonie communautaire avec bactériémie traités avec ou sans macrolides, 549 patients ont été inclus dont 247 (45%) ont été traités par macrolides et 302 (55%) non.

            L'agent pathogène principal a té Streptococcus pneumoniae (74%). Une régression de Poisson avec des modèles robustes de variance d'erreur a été utilisée pour comparer les effets ajustés de chaque groupe d'étude sur les résultats. La mortalité non ajustée à 30 jours a été de 18,4% dans le groupe macrolide et 29,6% dans le groupe non-macrolide (Risque relatif ajusté (RRa) : 0,81). La mortalité hospitalière toutes causes confondues a été de 7,3% dans le groupe macrolide te 18,9% dans le groupe non macrolide (RRa : 0,54). La durée du séjour et la durée de la stabilité clinique n'ont pas été significativement différents.

            Au total, la mortalité hospitalière, mais non la mortalité à 30 jours a été significativement meilleure dans le groupe macrolide. Ces résultats soutiennent la prise de macrolides chez les patients hospitalisés contre une pneumonie avec bactériémie.

(Commentaire :

  1. Krespine

BPCO - Mortalité - Biomarqueurs sanguins

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Biomarqueurs sanguins comme prédicteurs de mortalité à long terme de la BPCO.

MENDY A. et al.       Clin Respir J              2018    12        5          1891    1899

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/crj.12752

            Pour déterminer si un panel de biomarqueurs sanguins (CRP – Neutrophiles – Éosinophiles – Albuminémie et vitamine D) pourrait prédire la mortalité des BPCO, les données de 431 BPCO ont été suivies pendant une moyenne de 36 mois avec pour définition de la BPCO un rapport VEMS post bronchodilatation/CVF < 70% vr.

            Au cours du suivi, 38 des 431 participants sont décédés. Les participants avec une CRP élevée, un nombre d'éosinophiles < 2%, une hypo albuminémie et une hypovitaminose D avaient un VEMS initial plus mauvais et en conséquence une plus forte mortalité par rapport aux contrôles. En analyse ajustée, une CRP en augmentation (HR : 4,45) et le nombre de neutrophiles (HR : 1,07) aussi bien qu'une diminution du nombre d'éosinophiles (HR : 7,03) ont été associés à une augmentation du risque de mortalité. L'addition de la CRP au nombre d'éosinophiles et/ou neutrophiles a significativement amélioré un modèle de base pour la prédiction de mortalité qui incluait l'âge, le sexe, la race/ethnicité, l'IMC, le tabagisme, le rapport pauvreté revenu, l'asthme, le diabète, l'HTA et un antécédent d'AVC ou infarctus myocardique.

            Il est conclu qu'une CRP élevée et une hyperneutrophilie comme une hypo éosinophilie sont des prédicteurs d'un mauvais pronostic de la BPCO. Ils ajoutent également une valeur significative aux modèles de prédiction de la mortalité des BPCO.

(Commentaires :

  1. Krespine