BPCO - EFR - LIN

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Impact clinique de la limite inférieure de la normale (LIN) du rapport VEMS/CVF sur la détection de la BPCO : une étude de suivi basée sur des données transversales.

LIU S. et al.                Respir Med                 2018    139      june     27        33

https://www.resmedjournal.com/article/S0954-6111(18)30119-7/fulltext

            Pour évaluer l'impact de la LIN sur la détection de la BPCO un total de 5 448 (âge moyen : 50,51 ± 13,2 ans) ont été inclus avec une spirométrie acceptable et des données d'un questionnaire complètes.

            La détection de la BPCO basée sur la LIN comme diagnostique de référence a été cohérente en général avec le rapport du GOLD fixé à 07 avec 51 sujets (0,9%) sous-diagnostiqués et 61 sujets (1,1%) sur diagnostiqués. Les sujets sous-diagnostiqués étaient plus jeunes, avaient plus de symptômes, plus d'exposition aux biocarburants et un plus faible VEMS que le groupe normal. Ils présentaient également des réserves de capacités cardiopulmonaire endommagées et un déclin significatif du VEMS. En dehors d'être plus âgés, les sujets sur-diagnostiqués différaient peu du groupe normal.

            Il est conclu que la LIN dépendant de la personne semble mieux révéler l'impact sur la détection du trouble du débit aérien. Les participants sous-diagnostiqués par le critère du GOLD doivent recevoir plus d'attention.

(Commentaire : il est vrai : pourquoi 07 et pas 08 ?? et ...entres autres pourquoi CVF qui est finalement un débit et pas CVLente qui, elle, est la capacité TOTALE réelle ventilée pour le rapport avec le débit en 1 seconde...cela éviterait une sous-estimation non négligeable des BPCO)

  1. Krespine

BPCO - Bêta Bloquants

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Les Bêtabloquants dans la BPCO. Une étude de cohorte à partir du Programme de Recherche TONADO.

MALTAIS F. et al.     Chest               2018    153      6          1315    1325

https://journal.chestnet.org/issue/S0012-3692(18)X0006-3

            Sur un total de 5 162 patients, 557 (11%) ont reçu des bêtabloquants au départ de l'étude. Initialement le VEMS post bronchodilatateur a été plus élevé dans le groupe bêtabloquants (1,470L) par rapport au groupe sans bêtabloquant (1,362 L). Comme il était attendu, les patients prenant des bêtabloquants avaient des antécédents plus fréquents de traitements et comorbidités cardiovasculaires. La fonction pulmonaire s'améliorait chez les patients avec ou sans bêtabloquants et aucune différence significative n'était observée dans la chute du VEMS ou de la CVF à 24 ou 52 semaines. Aucune différence n'était observée sur les résultats du Questionnaire St George et de l'Index de Dyspnée chez les patients sous bêtabloquants par rapport à ceux n'en prenant pas. Les résultats de sécurité étaient comparables entre les groupes.

            Il est conclu que la fonction pulmonaire, l'état respiratoire global et l'innocuité du Tiotropium/Olodatérol n'ont pas été influencé par le traitement bêtabloquant initial chez les patients souffrant de BPCO modérée à très sévère. Les résultats de cette grande cohorte de patients confirment l'utilisation prudente et appropriée des bêtabloquants chez les patients souffrant de BPCO avec comorbidités cardiovasculaires.

(Commentaires : je jure n'avoir aucun conflit d'intérêt ...les labos n'ont pas voulu me payer...au moins je ne suis pas hypocrite...)

  1. Krespine

Prévalence Comorbidités SAOS,SC, SOH

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Prévalence des comorbidités chez les patients souffrant de syndrome d'apnées obstructives du sommeil (SAOS), Syndrome de Chevauchement (SC) et Syndrome Obésité Hypoventilation (SOH)

LACEDONIA D. et al.           Clin Respir J              2018    12        5          1905    1911

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/crj.12754

            La prévalence des comorbidités chez les patients souffrant de SAOS, SC ou SOH a été évaluée dans cette analyse rétrospective ayant inclus 989 adultes adressés pour effectuer un test diagnostic du sommeil avec 721 patients souffrant de SAOS, 123 de SC et 145 de SOH.

            La prévalence des comorbidités a été la plus élevée chez les patients souffrant de SC et a été très élevée dans le groupe SOH, tandis que la prévalence de l'HTA a été très élevée chez les patients souffrant de SC. La probabilité d'avoir plus de 2 comorbidités a suivi la même tendance. Une hypersomnie diurne excessive a été associée à une augmentation du nombre d'HTA, de diabète sucré et à la présence de multi comorbidités dans chaque groupe de patients.

            Il est conclu que la présence et l'association de comorbidités semble être plus élevées chez les patients souffrant de SAOS, SC et SOH. Les sujets souffrant de SOH présentent une forte prévalence de troubles majeurs en dépit de leur plus jeune âge par rapport aux autres patients avec troubles respiratoires du sommeil. L'hypersomnie peut jouer un rôle, au moins dans le sous-groupe de ces patients, sur la survenue des comorbidités.

(Commentaire : finalement le sommeil joue un grand rôle dans la santé...alors pourquoi au lieu d'aller travailler, on ne nous laisse pas dormir plus…)

  1. Krespine

Diabète - Risques - Tuberculose

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Risque de tuberculose chez les patients souffrant de diabète de type 2 débutant un traitement par Metformine vs Sulfonylurée.

PAN S-W et al.          Chest   2018    153      6          1347    1357

https://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(17)33224-5/fulltext

            L'effet comparé de la Metformine vs Sulfonylurée sur le risque de tuberculose chez les patients souffrant de diabète de type 2 a été étudié dans cette cohorte rétrospective de 40 179 patients avec diabète de type 2 dont 263 ont eu une tuberculose au cours d'un suivi moyen de 6,1 ans.

            En analyse multivariée, la dose initiale de Metformine mais non de Sulfonylurée a été un prédicteur indépendant de tuberculose après ajustement par les cofacteurs incluant l'index adapté de sévérité des complications du diabète. La prise de doses majeures de Metformine entrainait un moindre risque de tuberculose que la prise majeure de Sulfonylurée avant et après appariement (HR : 0,477 et HR : 0,337 – nombre apparié : 3 161). Par rapport au groupe de référence (dose quotidienne cumulée initiale < 60 sur 2 ans) le traitement par Metformine a montré une association dose-dépendante du risque de tuberculose (dose cumulée quotidienne 60-219 – HR : 0,860).

            En conclusion, la prise de Metformine en traitement initial sur 2 ans a été associée une un moindre risque de tuberculose et les utilisateurs de Metformine ont un risque réduit par rapport aux personnes prenant le Sulfonylurée.

(Commentaire : article rempli de calculs de probabilité...je me suis contenté de garder surtout les résultats)

  1. Krespine

BPCO -Exacerbations - Urokinase

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Efficacité et innocuité de l'urokinase à petites doses pour le traitement des exacerbations aiguës (EA) des BPCO chez les patients hémodynamiquement stables souffrant de thrombo-embolie pulmonaire aiguë (TEPA).

JING X.  et al.            Clin Respir J              2018    12        June     1882    1890

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/crj.12751

            Pour évaluer l'incidence des TEPA chez les patients souffrant de EA de BPCO et évaluer l'efficacité et l'innocuité de faible dose d'urokinase pour la thrombolyse pour traiter les patients avec EABPCO hémodynamiquement stables et TEPA, un total de 419 patients avec EABPCO incluant 96 TEPA ont été inclus. Un total de 30 patients avec EABPCO-TEPA ont été rétrospectivement regroupés, et 66 patients avec EABPCO-TEPA ont été divisés prospectivement entre un groupe anticoagulation-seule, un groupe faible dose d'urokinase et un groupe dose standard. L'efficacité et l'innocuité des faibles doses d'urokinase ont été évaluées avec un suivi d'un an dans le groupe de patients avec EABPCO-TEPA hémodynamiquement stable.

            L'incidence des TEPA chez les patients souffrant d'EABPCO a été de 22,9% (96/419) qui augmentait avec le degré de sévérité de la BPCO passant de 3,5% (2/57) dans le groupe léger, 13,6% (19/140) dans le groupe modéré à 33,8% (75/122) dans les sous-groupes sévères. Dans l'étude prospective, le degré total d'efficacité du groupe avec faibles doses d'urokinase a été de 97,2% (35/36) plus élevé que dans le groupe avec dose standard d'urokinase 78,6% (11/14). Au cours du suivi, le taux d'effets secondaires dans le groupe faible dose 8,3% (3/36) a été significativement moindre que dans le groupe anticoagulation 25,0% (4/16) et le groupe dose standard d'urokinase 71,4% (10/14). De plus, le temps de rechute moyen de TEPA dans le groupe faible dose (9,0 ± 0 mois) a été plus long que dans le groupe anticoagulation (2,0 ± 1,41 mois). Le temps de rechute des EABPCO était comparable entre les différents groupes anticoagulation, faible dose et dose standard d'urokinase (8,5±2,12 – 9,0 ± 0 et 8,8 ± 3,40 mois).

            Au total, l'incidence des TEPA dans les EABPCO a été de 22,9% particulièrement avec un taux de survenue plus élevé dans les BPCO sévère. Par rapport au seul traitement anticoagulant, le traitement par urokinase à faible dose (500 000 UI/jour pendant 5-7 jours) pourrait obtenir une meilleure efficacité et innocuité chez les patients souffrant d'EABPCO hémodynamiquement stables avec TEPA, correspondant respectivement à un taux d'efficacité plus élevé (97,2%) et un moindre taux d'effets secondaires (8,3%).

(Commentaire : chaque jour le présent enrichit l'avenir)

  1. Krespine