Pour évaluer l'intérêt de l'inclusion du test de marche navette incrémenté (i-BODE) dans l'index BODE afin de prédire la mortalité des patients souffrant de BPCO, les données de 633 patients souffrant de BPCO en cours de réhabilitation respiratoire ont été analysées sur une période de 11 ans. La mortalité a été déterminée avec un minimum d'un an après le bilan initial. L'IMC, le score de l'i-BODE, le score de dyspnée (MRC), le nombre de paquet-années de tabac fumé (PA) et l'âge ont tous été associés à la mortalité. La régression COX a révélé que l'index i-BODE a été un prédicteur significatif et indépendant de mortalité (HR: 1.27) et l'analyse de survie Kaplan-Meier a montré que l'augmentation de chaque quartile de sévérité du score de l'i-BODE a été significativement associée à l'augmentation de la mortalité (P<0.001). Il est donc montré que l'index de l'i-BODE peut être un prédicteur indépendant de mortalité des BPCO, même quand d'autres prédicteurs puissants tels que l'âge et le nombre de PA sont pris en compte. En conclusion, le test de marche navette incrémenté peut être substitué de façon fiable dans l'index BODE au test de marche de 6 minutes comme mesure alternative de l'aptitude à l'exercice.
(Commentaire: et pourquoi pas i-BODE et test de marche ?)
Publié par Claude KRESPINEle 17/05/2012 13:27:33 (4 lectures)
Effets fonctionnels et musculaires d'une stimulation électrique neuromusculaire (SENM) chez les patients souffrant de BPCO sévère: Un essai clinique randomisé.
Les effets fonctionnels et neuromusculaires de la SENM ont été recherchés chez 20 patients souffrant de BPCO sévère dont 12 patients bénéficiaient du traitement actif et 8 du traitement simulé. L'ESNM a été pratiquée au niveau des muscles du quadriceps et des mollets, à domicile, 5 jours par semaine pendant 6 semaines. L'entraînement réel a augmenté la surface de section transversale des mollets et l'endurance par rapport à l'entraînement simulé. Les taux de p7056k (anabolisme) ont été augmentés après ESNM par rapport à l'entraînement simulé tandis que les taux d'atropine-1 (catabolisme) ont été réduits. Les modifications de la force du quadriceps et de la ventilation au cours de la marche ont contribué de façon indépendante aux variations de la distance du test de marche après entraînement. Les gains en distance à la marche ont été reliés à l'aptitude à tolérer l'augmentation des intensités habituelles au cours de l'entraînement. Au total, chez les patients souffrant de BPCO sévère, l'ESNM a amélioré la surface des sections transversales des muscles. Ceci a été associé à une balance plus favorable anabolisme/catabolisme. L'amélioration de la distance de marche après ESNM a été associée à des gains de la force musculaire, une ventilation réduite au cours de la marche et une aptitude à tolérer des intensités de stimulation plus importantes.
Pour identifier les différents phénotypes sous tendant la présence d'un asthme réfractaire et envisager de la sorte une thérapeutique personnalisée, 55 patients souffrant d'asthme de traitement difficile ont eu une bronchoscopie avec un système de notation visuelle des voies aériennes supérieures et inférieures, un LBA, des biopsies bronchiques et un brossage. Basée sur l'évaluation bronchoscopique, le RGO, une infection bactérienne subaiguë, une éosinophilie tissulaire, leur association, l'absence de caractère spécifique, 5 phénotypes différents ont été reconnus. Le traitement spécifique ciblé a entraîné une amélioration significative du test du contrôle de l'asthme et de la fonction pulmonaire pour la totalité du groupe comme pour chaque sous groupe étudié à l'exception du groupe sans spécificité. De façon intéressante, le score visuel des anomalies sus glottiques a identifié 34 des 35 patients souffrant de RGO et a permis de mieux comprendre les problèmes des asthmatiques en lien avec un reflux proximal chronique par rapport au bilan standard. En conclusion, l'évaluation bronchoscopique des voies aériennes supérieures et inférieures peut apporter une information importante pour la caractérisation de l'asthme réfractaire de manière à mieux individualiser des options thérapeutiques et améliorer le contrôle de l'asthme et la fonction pulmonaire des patients souffrant d'asthme de traitement difficile.
(Commentaire: tant que l’on aura pas distingué tous les phénotypes d’asthme…il restera certes encore beaucoup à faire pour vaincre enfin cette maladie)
Pour comparer l'intérêt des cryobiopsies endobronchiques vs biopsies classiques, 600 patients de 8 centres, suspects de tumeur endobronchique, ont été inclus dans cette étude multicentrique, prospective, randomisée en simple aveugle. Un total de 593 patients a été randomisé dont 563 ont eu un diagnostic final de cancer. 281 patients ont été randomisés pour être explorés par biopsies endobronchiques à la pince et 282 par cryosonde flexible. Un diagnostic définitif a été obtenu chez 85.1% des patients randomisé avec prélèvements à la pince biopsique et chez 95% par cryobiopsies. De façon importante, il n'y a pas eu de différences d'incidence de saignements significatifs. Il est conclu que la cryobiopsie endobronchique est une technique sans danger au rendement diagnostique supérieur à la biopsie par pince classique.
La bronchite chronique est un indicateur du risque de BPCO mais ses symptômes sont souvent sous estimés. Les données d'une large étude française épidémiologique ont été analysées pour déterminer l'importance de la maladie et de son sous diagnostic, ainsi que l'influence de l'âge, du sexe et des conditions socio économiques. La prévalence des symptômes et du diagnostic de bronchite chronique a été respectivement de 3.5% et 3.4%. La bronchite chronique a été associée à une altération de l'état général, de l'activité, et, chez la femme à une perte de travail. Parmi les sujets souffrant de bronchite chronique, seuls 28.6% ont déclaré avoir un diagnostic reconnu de maladie respiratoire. Les facteurs associés aux symptômes de bronchite chronique en analyse multivariée ont été le sexe masculin, un tabagisme actif, un faible revenu et certaines catégories professionnelles. La plus forte prévalence a été observée chez les travailleurs manuels (5.6%) et les travailleurs indépendants (5.2%). Le sous diagnostic de bronchite chronique a été plus notable chez les hommes et les sujets issus de catégories socio économiques élevées. Ces résultats confirment que la bronchite chronique est remarquablement sous diagnostiquée dans la population générale. Les conditions socio économiques influencent à la fois la prévalence (élevée dans les catégories socio économiques à faible revenu) et le nombre de diagnostics (moindre dans les catégories à haut revenu), ce qui doit être considéré quand des campagnes de prévention et de détection de la bronchite chronique sont envisagées.
(Commentaire: pauvre, on l’a souvent…riche, on veut pas savoir….)
La prise en charge d'une rechute locorégionale des patients souffrant de CBPNPC au stade I, traités par radiofréquence a été étudié chez 45 patients (51-89 ans) ayant bénéficié de 56 ARF contre un CBPNPC. Avec un suivi moyen de 32 mois, une rechute locorégionale est survenue chez 21 (38%) patients sur un intervalle moyen de temps après l'ARF de 12+/-10 mois (entre 9-44 mois). La rechute a été observée localement dans le lit tumoral chez 18(33%), au sein des ganglions régionaux chez 4 (7%) et à distance chez 2 (4%) patients. Pour les tumeurs de plus de 3 cm, 10(80%) étaient associées à une rechute locorégionale. Les récidives étaient traitées par une nouvelle ARF (n=5), par radiothérapie (n=8), chimioradiothérapie (n=5) et chimiothérapie (n=2). Le contrôle local a été obtenu par ARF répétées chez 2 des 5 patients (40%) ou radiothérapie pour 8 rechutes locorégionales (100%) avec 2 reprises ganglionnaires régionales (suivi moyen 40+/-13 mois). La survie globale parmi les patients qui n'ont pas ou ont souffert de rechute locorégionale a été semblable (32% à 35 %). La reprise d'une ARF n'a été associée à aucune complication significative ou mortalité à 30 jours en relation avec l'acte. En conclusion, l'ARF pulmonaire est associée à une augmentation des taux de rechute locorégionale pour les tumeurs excédents 3 cm et au contact de gros vaisseaux segmentaires. Les patients en échec thérapeutique local peuvent être rapidement sauvés par la reprise d'une ARF ou d'un traitement radio chimiothérapique sans préjudice sur la survie globale.
(Commentaire: radiofréquence, une manière de transmettre les bonnes vibrations)
Pour comparer l'intérêt des cryobiopsies endobronchiques vs biopsies classiques, 600 patients de 8 centres, suspects de tumeurs endobronchiques, ont été inclus dans cette étude multicentrique, prospective, randomisée en simple aveugle. Un total de 593 patients a été randomisé dont 563 ont eu un diagnostic final de cancer. 281 patients ont été randomisés pour être explorés par biopsies endobronchiques à la pince et 282 par cryosonde flexible. Un diagnostic définitif a été obtenu chez 85.1% des patients randomisé avec prélèvements à la pince biopsique et chez 95% par cryobiopsies. De façon importante, il n'y a pas eu de différences d'incidence de saignements significatifs. Il est conclu que la cryobiopsie endobronchique est une technique sans danger au rendement diagnostique supérieur à la biopsie par pince classique.
Pour étudier la relation entre observance thérapeutique et mauvais contrôle de l'asthme, cette étude prospective a inclus 102 asthmatiques persistants de 5-14 ans, cortico-naïfs, chez qui a été prescrit 500-750 µg/j de CFC-BDP et suivis pendant un an. L'observance a été mesurée électroniquement aux 4ème, 8ème et 12ème mois de l'étude. Le niveau de contrôle de l'asthme a été classé comme contrôlé ou non en fonction des 3 catégories habituelles recommandées par le GINA. Le taux moyen d'observance a été plus élevé chez les patients souffrant d'asthme contrôlé au cours du suivi, mais a chuté de 60.4% au 4ème mois à 49.8% au 12ème mois. Inversement, parmi les patients avec asthme non contrôlé, les taux moyens d'observance ont diminué de 43.8% à 31.2%. Une analyse multivariée a montré que le niveau du contrôle de l'asthme a été associé de façon indépendante au taux d'observance au cours de toutes les visites du suivi. Le niveau du contrôle de l'asthme a été directement proportionnel au taux d'observance du traitement. Ces résultats suggèrent que les doses quotidiennes de BDP de 300µg/j semblent être suffisantes pour obtenir un contrôle de l'asthme persistant léger à modéré, y compris l'asthme induit par l'exercice.
(Commentaire: Il est certain qu'il faut prendre le médicament pour qu'il soit bénéfique)
L'association entre RGO nocturne, atteintes respiratoires, fonction pulmonaire, et symptômes d'AOS a été étudiée chez 1 325 adultes pris dans la population générale, âgés de 40 ans ou plus. En tout, 102 (7.7%) ont rapporté un RGO nocturne et 249 ont pris un traitement contre le RGO. Les participants ont été divisés en 3 groupes: 1/ pas de RGO nocturne (n=1 040), 2/ RGO traité sans RGO nocturne (n=183) et 3/ RGO nocturne (n=102). Le groupe RGO nocturne présentait significativement une plus grande prévalence de symptômes respiratoires et d'AOS que les sujets sans RGO nocturne. Le groupe RGO nocturne avait également une plus forte prévalence de BPCO (stade I GOLD ou plus), soit 25% vs 15.6%, et un moindre VEMS/CVF (95.9% vs 98.9%). Ces associations sont restées significatives après ajustement sur le tabagisme, le poids et autres facteurs de confusion possibles. Aucune association indépendante n'a été trouvée entre souffrir de RGO traité et fonction pulmonaire, symptômes respiratoires ou d'AOS. Il est conclu que le RGO nocturne non traité est étroitement associé à la fois aux symptômes respiratoires et aux AOS comme à l'obstruction des débits.
La prévalence et la tendance à la prescription de la VNIPP contre les EABPCO ont été déterminées à partir de 7 511 267 admissions pour EABPCO de 1998 à 2008. Il y a eu une augmentation de 46.2% de l’utilisation de la VNIPP (entre 1% et 4.5% de toutes les admissions) et un déclin de 42% quant à l’utilisation de la ventilation mécanique invasive (VMI) soit de 6% à 3.5% sur toutes les admissions au cours de ces années. Ceci a été accompagné d’une augmentation de la taille de la petite cohorte de patients ayant nécessité le passage de la VNIPP à la VMI. La mortalité hospitalière de ce groupe semble s’être aggravée avec le temps. En 2008, ces patients avaient un taux de mortalité élevée (29.3%) ce qui représentait une augmentation de 61% de risque additionnel de mourir par rapport aux malades mis directement sous VNIPP et 677% de plus de risque de mort par rapport aux patients traités par VNIPP seule. Á l’exception des patients passant de la VNIPP à la VMI, les résultats hospitaliers étaient favorables et s’amélioraient régulièrement d’année en année. Il est conclu que l’utilisation de la VNIPP a augmenté significativement avec le temps parmi les patients hospitalisés pour EABPCO, tandis que le besoin d’une intubation et la mortalité hospitalière a décliné. Cependant, le taux en progression de la mortalité dans un groupe de petite taille mais croissant de patients nécessitant une VMI après traitement par VNIPP nécessite des investigations complémentaires.
Les observations médicales de tous les patients ayant bénéficié d’une segmentectomie de Janvier 1999 à Décembre 2004 ont été revues avec estimation de la courbe de survie par la méthode de Kaplan-Meier. Il a été étudié 113 patients consécutifs dont 55 femmes d’âge moyen 72.5 ans (de 30 à 94 ans). Le VEMS moyen a été de 1.53L (de 0.5L à 3.27L). La TLCO moyenne a été de 69%v.r (de 23% à 129% vr). Des comorbidités significatives étaient présentes chez 62 patients (55%). Il n’y a pas eu de mortalité péri opératoire. Une morbidité majeure est survenue chez 28 patients (25%). La taille tumorale moyenne a été de 2.1cm. Les bords des résections n’ont pas été envahis dans tous les cas. 92 patients (81%) étaient au stade I. La survie globale à 5 ans a été de 79% chez les patients au stade IA. Le tabagisme persistant, la TLCO < 0.69% v.r, la taille de la tumeur de plus de 2 cm, une atteinte N2 et un grade histologique évolué ont été associés à une diminution de la survie en analyse univariée. Dans un modèle multivarié, seule la taille tumorale de plus de 2 cm est restée significative. Une rechute tumorale a été observée chez 39 patients (35%), localement chez 17 patients (15%) et à distance seulement chez 22 patients (20%). Pour les patients au stade IA avec une tumeur T1a, la rechute locale a été de 5% et à distance de 13%. La survie sans rechute à 5 ans a été de 69% chez ces patients. Il est conclu que la segmentectomie pulmonaire peut être pratiquée sans risque chez les patients sélectionnés avec fonction pulmonaire préopératoire réduite et porteurs de comorbidités. Pour une atteinte de stade IA, la survie approche celle obtenue par lobectomie avec des taux de rechute locale identiques pour les patients porteurs de tumeur T1a.
(Commentaire : travailler moins pour obtenir plus c'est Sarko qui va pas être content)
De Novembre 2002 à Mai 2010, un total de 325 patients consécutifs ayant bénéficié d’une lobectomie robotique pour CBPNPC à un stade précoce ont été inclus pour évaluer l’efficacité oncologique de la technique à long terme. L’âge moyen des patients était de 66 ans (de 30 à 87 ans) et 37% (120) étaient des femmes. La majorité était au stade clinique I (IA : 247 – IB : 63). Le taux de conversion vers une thoracotomie a été de 8% (27/325). Le taux global de morbidité a été de 25.2% (82/325). Et le taux de complications majeures a été de 3.7% (12/325). Il y a eu un décès hospitalier (0.3%) et le séjour hospitalier moyen a été de 5 jours (entre 2 et 28 jours). La distribution des stades pathologiques a été de 54% (176) au stade IA, 22% (72) au stade IB, 13% (41) au stade IIA, 5% (15) au stade IIB et 6% (21) au stade IIIA. Sur un suivi moyen de 27 mois, le taux de survie global à 5 ans a été de 80% et selon le stade pathologique de 91% pour le stade IA, 88% pour le stade IB, et 49% pour tous les patients aux stades II de l’atteinte. La survie globale à 3 ans des patients au stade IIIA a été de 43%. En conclusion, la lobectomie robotique contre les stades précoces des CBPNPC peut être pratiquée avec une faible morbidité et mortalité. La survie à long terme selon le stade est acceptable et cohérente avec les résultats antérieurs de la chirurgie thoracique vidéo-assistée et de la thoracotomie.
(Commentaire : bientôt les chirurgiens au chômage ?)
L’innocuité d’inclure des patients octogénaires de 80 ans ou plus dès le début d’un travail sur la CTVA pour résection pulmonaire majeure a été étudié par l’inclusion entre Avril 2005 et Janvier 2011 de 200 patients consécutifs dont 136 (groupe A) d’âge moyen 66.5 ans ( entre 42.8 et 79.4 ans) et 26 (groupe B) d’âge moyen 82 ans ( entre 80 et 85.5 ans) dont 13 hommes dans le groupe B. Le taux de conversion en thoracotomie a été identique entre le groupe B (3 soit 12.5%) et le groupe A (17 soit 12.3%) de même que la durée moyenne de l’hospitalisation (5.8 ? 3.3 jours dans le groupe B vs 5.9?4.6 jours dans le groupe A). L’admission en réanimation et la fibrillation auriculaire ont été significativement plus fréquentes chez les octogénaires, respectivement 6 (25%) et 6 (25%) dans le groupe B vs 8 (5.9%) et 9 (6.6%) dans le groupe A. Il y a eu significativement moins de temps de fuite aérique chez les octogénaires (0.06?0.3 jours dans le groupe B vs 2.8?5.6 jours dans le groupe A). Autrement il n’y a pas eu de différence du fait de l’âge sur le plan de la morbidité, mortalité et le taux de survie à 3 ans. Il est conclu que les octogénaires bénéficiant d’une résection pulmonaires majeure par CTVA ont une incidence élevée de fibrillation auriculaire et d’admission en réanimation pour aide cardiopulmonaire, mais, par ailleurs, il n’y a eu aucune différence par rapport au groupe d’âge plus jeune sur les taux de conversion en thoracotomie, sur la durée du séjour hospitalier, la morbidité et la mortalité. L’âge ne doit pas être une excuse pour refuser une résection curatrice par CTVA chez les sujets âgés. Dans l’expérience des auteurs, accepter les octogénaires précocement dans un programme de résection pulmonaire majeure par CTVA ne compromet pas les résultats évolutifs.
(Commentaire : peut être pas bon pied bon œil ni bon cœur mais bon poumon restant)
Les effets du vin blanc et du Resvératrol, polyphénol contenu dans le vin avec des propriétés anti-inflammatoires au niveau pulmonaire, ont été étudiés chez 3 224 personnes prises dans la population, sur le VEMS, la CVF et le rapport VEMS/CVF, ainsi que sur les polymorphismes d’un seul nucléotide (SNPs) de SIRT 1 (SNPs/SIRT 1) ayant, entres autres, une activité anti oxydante. La prise de Resvératrol a été associée à des taux plus élevés de CVF et le vin blanc à des taux plus élevés de VEMS ainsi qu’à de moindres risques d’obstruction bronchique. Les SNPs/SIRT 1 n’ont pas été significativement associés au niveau ou à l’évolution de la fonction pulmonaire directement ou indirectement via le vin ou la prise de Resvératrol. Cette étude montre une association positive de la prise de Resvératrol sur la fonction pulmonaire dans la population générale. Elle confirme l’association positive rapportée antérieurement de la prise de vin blanc aux taux élevés du VEMS. Elle montre de plus une association avec une augmentation du rapport VEMS/CVF. Ces effets ne sont probablement pas produits via le polymorphisme des SNPs/SIRT 1.
(Commentaires : Est-ce que les auteurs étaient "à jeun" quand ils ont fait l'étude ?)
Entre 2006 et 2008, 249 patients ont été inclus dans une étude de cohorte prospective basée sur la population pour explorer la qualité de vie en relation avec la santé après chirurgie pour CBP par l’intermédiaire des scores du SF-36 (« Short Form-36 ») comprenant un score sur les composants physiques et un score sur les composants psychiques à 6 mois et à 2 ans de l’intervention. Le taux de réponse a été de 85% à 6 mois et de 95% à 2 ans de suivi sur une population de 166 patients qui ont complété les 3 questionnaires du SF-36. Le score du questionnaire SF-36 englobant les composants physiques a diminué entre le début et à 6 mois de l’opération (47.4 vs 41.1) et n’a pas évolué à 2 ans de suivi (41.1 vs 41.4). Le score du SF-36 englobant les composants psychiques a augmenté du début à 6 mois (40.5 vs 44.6) avec une amélioration complémentaire à 2 ans (44.6 vs 46.9). Á 2 ans, à la fois les scores des composants du SF-36 physique et psychique de la population étudiée étaient moindres que ceux de la population de référence appariée sur l’âge et le sexe (41.4 vs 44 et 46.9 vs 50.6). Il a donc été trouvé que les patients bénéficiant d’une chirurgie pour CBP avaient une diminution précoce dans leur vécu sur les possibilités physiques pour leur qualité de vie en relation avec la santé après chirurgie, sans changement à 2 ans de suivi. Une amélioration modérée cliniquement pertinente a été notée dans le score sur leur état psychologique à 6 mois et une amélioration complémentaire était rapportée à 2 ans de suivi.
(Commentaire : savoir ce que l'on risque doit évidemment amoindrir son optimisme, dommage de n'y avoir pas pensé dès la première cigarette)