BPCO - TRITHÉRAPIE

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Essai FULFIL : Traitement quotidien triple pour les patients souffrant de BPCO.

 

LIPSON  D. A. et al.             Am J Respir Crit Care Med               2017    196      4          438      446

 

http://www.atsjournals.org/toc/ajrccm/196/4

 

 

            Les effets d'une trithérapie quotidienne (Fluticasone – Umeclidinium – Vilantérol : 100µg/62,5mg/25mg) sur la fonction pulmonaire et la qualité de vie ont été comparés à une bithérapie par Corticoïdes Inhalés (CI) / Bêta agonistes de longue action (LABA): Budésonide-Formotérol (400mg/12mg) 2 fois par jour dans une étude randomisée en double aveugle, double placebo pendant 24 semaines.

            Sur la population en intention de traiter (n = 1 810) à la semaine24 dans le groupe trithérapie (n = 911) et dans le groupe bithérapie (n = 899), les modifications moyennes par rapport au départ ont été respectivement pour le VEMS de 142mL et – 29mL, et les modifications moyennes des scores du Questionnaire Respiratoire St George ont été respectivement de -6,6 et -4,3 unités. Sur ces 2 points au final, les différences entre les 2 groupes ont été statistiquement significatives. Il y a eu une réduction statistiquement significative du nombre d'exacerbations modérées/sévère avec la trithérapie vs la bithérapie (réduction de 35%). Le profil d'innocuité de la trithérapie à réfléchit les profils connus des composants.

            Au total, ces résultats confirment les bénéfices de la trithérapie en une seule inhalation par rapport à la bithérapie CI/LABA chez les patients souffrant de BPCO évoluée.

 

(Commentaire : au minimum c'est plus facile et moins ennuyeux à prendre – je jure que les labo n'ont pas voulu me payer...)

 

  1. C. Krespine

Sarcoïdose - Comorbidités - Mortalité

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Influence des comorbidités sur la mortalité dans la sarcoïdose : une étude observationnelle prospective de cohorte.

 

NOWINSKI A.   et al.            Clin Respir J               2017     11       5          648      656

 

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/crj.12398/full

 

            Pour identifier la fréquence et la prévalence des comorbidités et leur influence sur la mortalité globale, une cohorte de 557 patients souffrant de sarcoïdose confirmée histologiquement et un groupe de témoins sans sarcoïdose ont été suivis.

            Le groupe sarcoïdose comprenait 291 (52,2%) hommes et 266 femmes (47,8%) d'âge moyen 48,4±12 ans et le groupe de 100 témoins d'âge moyen 49,25±10,3 ans. Le nombre moyen de comorbidités dans les 2 groupes était identique (09 ± 0,99 vs 0,81 ± 0,84 non significatif). La fréquence de pathologie thyroïdienne a été significativement plus élevée par rapport au groupe contrôle au moment du diagnostic (OR : 3,62). Au cours de la période d'observation (moyenne 58 mois) 16 patients sont morts (2,9%). Le nombre moyen de comorbidités a été significativement plus élevé dans le groupe des non-survivants par rapport aux survivants (2,8 ± 1 vs 0,8 ± 0,9), P < 0,0001.

            En conclusion, la charge des comorbidités a un impact puissant sur la mortalité dans la sarcoïdose. Les pathologies thyroïdiennes sont plus fréquentes dans la sarcoïdose que chez les témoins.

 

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  1. Krespine

BPCO -Statines - Mortalité

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Impact de la prise de statines sur la mortalité toutes causes chez les patients BPCO : une étude de cohorte basée sur la population.

RAYMAKERS A. J.N. et al.  Chest            2017   152      3          486      493

http://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(17)30194-0/fulltext

             L'association de la prise de statines avec la mortalité toutes causes et en relation avec le poumon a été étudiée chez 39 678 patients souffrant de BPCO dont 7 775 (19,6%) avaient pris au moins une statine dans la période d'un an après le diagnostic de BPCO.

Il y a eu 1 446 décès toutes causes rapportées dans la cohorte une année après la prise. En analyse multivariée, le rapport de risque HR pour la prise de statines a été de 0,79 suggérant une réduction de 21% du risque à partir de la prise des statines sur la mortalité toutes causes. Pour la mortalité en lien avec le poumon, il y a eu également une réduction considérable du risque de mortalité toutes causes à partir de la prise de statines (HR : 0,55).

Ces résultats montrent que la prise de statines dans un groupe basé sur la population de patients avec BPCO peut apporter des bénéfices sur le plan de la mortalité en lien avec le poumon et toutes causes.

 

(Commentaire : et les labos ils ne me paient même pas...!!!)

 

C. Krespine

           

Bronchectasies - Infection chronique

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AC IgG anti-Pseudomonas Aeruginosa et infection chronique bronchique dans les bronchectasies.

 

Suarez-Cuartin G. et al.           Respir Med     2017      128    Juillet               1          6

 

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0954611117301415

 

 

Pour rechercher si les AC IgG anti P. Aeruginosa (PA) sériques définis comme 2 ou plus de prélèvements positifs au moins 3 mois pourraient faire le diagnostic d'infection chronique, un total de 408 patients souffrant de bronchectasies cliniquement stables ont été inclus.

60 d'entre eux (14,7%) avaient une infection chronique et des taux élevés d'IgG anti PA (en moyenne 6,2 vs 1,3 unités). Les taux d'AC présentaient des corrélations significatives directes avec la fréquence des exacerbations, l'index de sévérité des bronchectasies et les marqueurs d'inflammation dans les expectorations. 57 patients avec infection chronique à PA avaient des tests positifs donnant une sensibilité de 95%, une spécificité de 74,4% et un AUC de 0,87. Au cours du suivi 38 patients avaient de nouveaux PA isolés. L'éradication à 12 mois était obtenue chez 89,5% des patients avec un test AC négatif et 15,8% avec un test AC positif.

Il est conclu que le test IgG anti PA est hautement fiable pour détecter une infection chronique à PA chez les patients souffrant de bronchectasies. De plus il peut être un marqueur de la sévérité de la maladie et de la réponse au traitement.

 

(Commentaire :

 

  1. Krespine

BPCO - Sirtuin-1 sérique

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Chute de la Sirtuin-1 sérique dans la BPCO.

 

YANAGISAWA S. et al.       Chest   2017    152      2          343      352

 

http://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(17)30921-2/fulltext

 

            La protéine déacétylase Sirtuin-1 (SIRT1) est une molécule anti vieillissement qui est diminué dans le poumon des patients BPCO. Récemment SIRT1 a été rapportée comme détectable au niveau sérique mais SIRT1 sérique (s120S) non encore mesuré chez les patients BPCO a été mesuré dans cette étude par Western Blot avec calcul des densités des différentes protéines SIRT1 et comparées avec les paramètres cliniques.

            Plusieurs tailles moléculaires de SIRT1, incluant 120kDa (taille actuelle) et des fragments (102 et 75kDa) ont été quantifiés par Western Blot. Seule la protéine s120S de 120kDa a été significativement diminuée chez les BPCO par rapport aux sujets témoins sans BPCO (s120S chez les sujets en bonne santé : 0,90­ ± 0,34 vs sans BPCO : 0,68 ± 0,24 ; P= .014) et a été corrélé positivement au trouble obstructif (VEMS/CVF, r=0,31 ; P = .020), sa sévérité mesurée par le VEMS en pourcentage des valeurs de référence (r= 0,29 ; P = .029). s120S a également montré une corrélation positive avec l'IMC et la capacité de diffusion du CO. Il a aussi été significativement abaissé avec l'augmentation de la sévérité de l'emphysème pulmonaire (r=0,40 ; P=.027) et avec des antécédents d'exacerbations (non fréquentes vs fréquentes 0,76 ± 0,20 vs 0,56 ± 0,26 ; P = .027).

            En conclusion, s120S a été diminué chez les patients souffrant de BPCO, reflétant potentiellement la chute de SIRT1 dans les cellules en résultat du stress oxydant, et pourrait être un biomarqueur potentiel de certaines caractéristiques pathologiques de la BPCO.

 

(Commentaire :

 

C. Krespine