Obstruction nasale - Retentissement cardiaque

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

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Évaluation de l’effet de la septoplastie nasale sur les caractéristiques électromécaniques auriculaires.

 

KAYAPINAR O. et al.          Am J Otolaryngol       2019    40        2          179      182

 

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0196070918311049?via%3Dihub

 

            Les retards de la conduction auriculaire chez les patients avec une obstruction des voies aériennes supérieures (OVAS) secondaire à une déviation du septum nasal (DSN) ont été évalués chez 32 patients avec OVAS ayant eu une septoplastie.

            La pression artérielle pulmonaire (PAP) a été significativement moindre en post opératoire qu’en pré opératoire (20,75 ± 4,83 vs 24,68 ± 5,26). La valeur du retard électromécanique post opératoire de la paroi du septum mitral a diminué significativement par rapport à celle pré opératoire (46,20 ± 8,5 vs 40,5 ± 9,9). La valeur du retard électromécanique post opératoire du mur triscupidien latéral a été significativement moindre qu’en pré opératoire (43,8 ± 7,0 vs 38,1 ± 9,1). Il n’y a pas eu de modification significative en pré et post opératoire des mesures des retards de la conduction inter- et intra- auriculaire.

            En conclusion, il a été démontré que l’OVAS secondaire à une DSN entraine une augmentation significative de la PAP moyenne et un retard significatif du temps de conduction auriculaire qui s’améliorent après septoplastie nasale. Selon ces résultats il est conclu que l’OVAS peut être un facteur de risque important d’HTAP, de troubles fonctionnels du ventricule droit et d’arythmie auriculaire particulièrement dans les cas non opérés.

 

(Commentaire : voilà une notion peu connue à bien garder en tête)

 

C. Krespine

Asthme - Mucus - FeNO

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

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TDM et IRM fonctionnelle pour évaluer le mucus bronchique dans l’asthme sévère.

 

SVENNINGSEN S. et al.      Chest   2019    155      6          1178    1189

 

https://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(19)30693-2/fulltext

 

            Pour comprendre le retentissement fonctionnel du mucus des voies aériennes en présence ou absence des éosinophiles et identifier les biomarqueurs de l’obstruction en lien avec le mucus, les bouchons muqueux ont été quantifiés par TDM et leur contribution à l’hétérogénéité de la ventilation (en se servant du déficit de la ventilation en % par IRM) ont été évalués chez 27 patients souffrant d’asthme sévère.

            Le colmatage muqueux a été présent chez 100 des asthmatiques avec éosinophilie des expectorations et 36% chez ceux sans éosinophilie des expectorations. Il a été corrélé au déficit de ventilation prébronchodilatation évalué par IRM et post bronchodilatation. En analyse de régression multi variable, à la fois le mucus et les éosinophiles ont contribué à la prédiction du déficit ventilatoire postbronchodilatation en IRM. Les patients asthmatiques chez qui le score muqueux était élevé avaient un FeNO et un IL-4 augmentés. Le blocage muqueux était corrélé au FeNO.

            En conclusion, à la fois l’éosinophilie et le mucus peuvent contribuer à l’hétérogénéité de la ventilation chez les asthmatiques sévères. Les patients chez qui le mucus est la cause dominante de l’obstruction des voies aériennes ont à l’évidence une surrégulation des voies IL-4/IL-13 qui pourraient être identifiées selon l’augmentation des taux du FeNO

 

(Commentaire : Le FeNO qui prend de plus en plus de place)

 

C. Krespine

           

Diabète - Traitement - Asthme

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Impact du traitement du diabète de type 2 (DT2) sur le risque d’asthme.

RAYNER L. H. et al.             Clin Respir J              2019                13        5          299      305

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/crj.13011

            L’incidence de survenue d’un asthme chez les sujets souffrant de DT2 par rapport à des témoins et son association aux traitements par Metformine, Sulfonylurées et Insuline a été recherchée à partir d’une étude rétrospective de cohorte en Angleterre ayant inclus 894 646 adultes.

            Les résultats ont montré que les sujets avec DT2 étaient moins à risque de souffrir d’un asthme que les témoins appariés (HR : 0,85). L’insuline augmentait le risque de survenue d’un asthme (HR : 1,25) tandis que la Metformine et les Sulfonylurées étaient associées à une réduction du risque (respectivement HR : 0,80 et HR : 0,76). Il n’y a pas eu d’associations entre la durée du diabète, les complications ou le contrôle glycémique.

            Il est conclu que le DT2 peut avoir un effet protecteur contre la survenue d’un asthme. La prise d’Insuline a été associée à une augmentation du risque d’asthme, tandis que la Metformine et les Sulfonylurées ont en réduit le risque chez les patients souffrant de TD2.

(Commentaires : Ah les mathématiques !!!! reste à comprendre pourquoi...par les mathématiques ?)

  1. Krespine

Microbiote - Inflammation - FPI

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Le microbiote pulmonaire contribue à l’inflammation pulmonaire et à la progression de la maladie dans la Fibrose Pulmonaire.

O’DWYER D.N. et al.           Am J Respir Crit Care Med   2019    199      9          1127    1138

https://www.atsjournals.org/doi/full/10.1164/rccm.201809-1650OC

            Pour examiner l’effet du microbiote pulmonaire sur l’inflammation alvéolaire locale et la progression de la maladie en se servant à la fois de modèles animaux et d’humains souffrant de Fibrose Pulmonaire Interstitielle (FPI), pour les humains, le microbiote pulmonaire a été caractérisé à partir du LBA de 68 patients avec FPI et pour le modèle murin de fibrose pulmonaire à partir de souris habituelle et sans germe. Les bactéries pulmonaires ont été caractérisées par le séquençage du gène rARN16s.

            La perturbation du microbiome pulmonaire prédit la progression de la maladie, est corrélée à l’inflammation locale de l’hôte et participe à la progression de la maladie. Chez les patients souffrant de FPI, la charge bactérienne pulmonaire prédit la progression de la fibrose, et la diversité du microbiote ainsi que sa composition sont corrélées à l’augmentation des cytokines profibrotiques alvéolaires. Dans les modèles murins de fibrose, la dysbiose pulmonaire précède le pic lésionnel pulmonaire et persiste. Chez l’animal sans germes, l’absence de microbiome protège contre la mortalité.

            En conclusion, les résultats démontrent que le microbiote pulmonaire contribue à la progression de la FPI. Les auteurs fournissent un argument biologique plausible en faveur de l’hypothèse que la dysbiose pulmonaire promeut l’inflammation alvéolaire et une cicatrisation aberrante. La manipulation du microbiote pulmonaire peut représenter une cible nouvelle pour le traitement de la FPI.

(Commentaire : depuis le  microbe (et même avant : virus) nous avons finalement été construit à partir du même matériel et seul le temps a développé la pluralité et la multiplicité)

  1. Krespine

BPCO - CI/LABA/LAMA

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Ajouter un LAMA au traitement par CI/LABA.

Méta analyse d’une trithérapie contre la BPCO.

Calzetta L. et al.         Chest 2019      155      4          758      770

https://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(19)30014-5/fulltext

            Les auteurs ont effectué une méta analyse sur l’effet de l’ajout d’un antagoniste du récepteur muscarinique de longue action (« Long Acting Muscarinic receptor Antagonists » : LAMA) sur l’association CI/LABA (« Long Acting Bêta2-adrenergic receptor Agonists) en traitement de la BPCO à partir de 13 essais randomisés contre placebo ayant inclus 15519 patients souffrant de BPCO dont 53.1% étaient traités par la trithérapie (LABA/LAMA/CI) et 46,9% par la bithérapie CI/LABA.

            L’association LABA/LAMA/CI a amélioré le VEMS (différence moyenne +104.86mL en faveur d’une preuve de haute qualité), et a protégé contre les exacerbations aiguës de BPCO (RR : 0,78 preuve de haute qualité) vs l’association CI/LABA. Pour environ tous les quatre patients sous trithérapie, l’un d’entre eux augmentait son VEMS > 100mL et approximativement 26 patients devaient être traités pendant 1 an pour prévenir une exacerbation de BPCO par rapport à la bithérapie par CI/LABA. L’ajout d’un LAMA au traitement CI/LABA n’a pas modulé le risque d’effets secondaires sérieux cardiovasculaires (preuve de qualité modérée).

            Il est conclu que la trithérapie fournit un bénéfice clinique significatif chez les patients souffrant de BPCO traités par bithérapie CI/LABA. La bithérapie CI/LABA peut être augmentée en en triple thérapie sans réel risque d’augmenter les effets secondaires sérieux cardiovasculaires quand un LAMA est ajouté à l’association.

(Commentaire :

  1. Krespine