BPCO - Asthme - Intrications

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Caractéristiques de l'asthme dans la BPCO sévère: Identification des aspects traitables.

MATTHES  S. et al.                 Respir Med     2018    145      Dec      89        94

https://www.resmedjournal.com/article/S0954-6111(18)30343-3/fulltext

       Une analyse prospective, consécutive, transversale a été effectué chez 80 patients souffrant de BPCO sévère GOLD IV/D pour étudier les aspects asthmatiques des BPCO.

       Il s'agissait de 48,8% de femmes , l'âge moyen était de 57,6 ± 5,1 ans, anciens fumeurs de 35,7± 21,2 PA, IMC : 22,3 ± 3,5kg/m2 et BODE 6,9 ± 1,7. 68% qui avaient annuellement >2 exacerbations modérées à sévères. 16,1% (5/31) patients présentaient une réversibilité du VEMS de > 12% et > 200mL malgré un traitement maximal, 33% (15/45) avaient un FENO ³ 22,5ppb, 33% (24/73) avaient une IgE sérique ≤ 100IE/ml et il y avait une sensibilisation allergique chez 51,5% (35/68). L'éosinophilie sanguine de ³ 150 cell/µl était vue chez 47% (35/74). L'expectoration provoquée montrait une éosinophilie de ³ 2% chez 56% (14/24) avec pathogènes pulmonaires chez 63,8% (30/47). Il était identifié 12 (15%) patients avec chevauchement asthme – BPCO. Parmi eux, 10 (83,3%) avaient de fréquentes exacerbations nécessitant une VNI ou soins en unités de réanimation par rapport à ceux sans caractéristiques d'asthme.

       Au total, des critères d'asthme ont été détectés dans un sous-groupe substantiel de patients stables souffrant de BPCO sévère. Les caractéristiques d'asthme ont été associés à des exacerbations plus sévères malgré un traitement optimal de la BPCO, représentant des candidats potentiels pour un traitement ciblé avec anti-IgE ou anti IL-5.

(Commentaires : avoir 2 maladies en même temps c'est forcément plus grave qu'une seule )

  1. Krespine

Hémoptysie - Traitement - Acide Tranexamique

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Acide tranexamique inhalé pour le traitement d'une hémoptysie. Un essai randomisé contre placebo.

WAND O.  et al.           Chest               2018    154      6          1379    1384

https://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(18)32572-8/fulltext

       Pour évaluer de façon prospective l'efficacité en inhalation de l'acide tranexamique (AT) agent anti fibrinolytique utilisé habituellement pour le contrôle des saignements en traitement de l'hémoptysie, 47 patients avec hémoptysie massive ( expectoration sanguine > 200mL/24h) ont reçu soit des inhalations de 500mg d'AT (n = 25) ou de placebo (sérum salé = 22). La mortalité et la rechute d'hémoptysie ont été évalué à 30 jours et avec un suivi d'un an.

       L'AT a été associée à une réduction significative du volume sanguin expectoré débutant dans les 2 jours de l'hospitalisation. La résolution de l'hémoptysie dans les 5 jours de l'hospitalisation a été observée chez plus de patients sous AT que chez ceux sous placebo (96% vs 50%). La durée moyenne de l'hospitalisation a été plus courte dans le groupe sous AT (5,7 ± 2,5 jours vs 7,8 ± 4,6 jours), avec moins de patients ayant nécessité une procédure invasive comme une bronchoscopie interventionnelle ou une embolisation sous angiographie pour contrôler le saignement (0% vs 18,2%). Aucun effet secondaire n'a été noté dans les 2 groupes durant la période de suivi. De plus, un taux de rechute réduit a été noté sur un an de suivi.

       Au total, les inhalations d'AT peuvent être utilisées sans danger et avec efficacité pour contrôler le saignement chez les patients souffrant d'hémoptysie non massive.

(Commentaire : pourquoi s'en priver...si le prix est raisonnable)

  1. Krespine

Asthme - Voies urinaires

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Association entre un asthme chez l'homme et des symptômes des voies urinaires basses évalués par le score symptôme prostatique international : une étude basée sur la population.

HAN C.H. et al.      Int Arch Allergy Immunol       2018           177    4       334    341

https://www.karger.com/Article/Abstract/491794

     L'association entre sévérité de l'asthme et symptômes du voies urinaires basses par le score symptôme prostatique international (SSPI) a été étudiée dans une étude transversale de 101 848 hommes dont 2 544 avaient un asthme.

     Les symptômes de rétention urinaire (fréquence, urgence, nycturie) et des symptômes mictionnels (effort, faible débit, polyurie, et vidange incomplète) étaient significativement plus élevés dans le groupe d'asthmatiques (asthme modéré : 24,3% - asthme sévère : 22,5%) que le groupe sans asthme (asthme modéré : 9,5% - asthme sévère : 2,9%). Par rapport au groupe avec score symptômes légers, le rapport de risque d'asthme a été de 2,21 dans le groupe avec score symptômes modérés et 3,04 dans le groupe avec score symptômes sévères. Dans un modèle évaluant de multiples variables, le risque d'asthme dans le groupe score symptômes modérés a été de 1,95 et dans le groupe sévère de 2,17. L'asthme a été associé à la fois à des symptômes de rétention et de vidage.

     En conclusion, l'asthme chez l'homme a été associé à des symptômes des voies urinaires basses modéré à sévères. Un diagnostic urologique et un traitement plus agressif sont nécessaires pour les patients souffrant d'asthme.

(Commentaire : PIPI ET POUMON...FALLAIT Y PENSER ! quoique faut parfois forcer pour pisser surtout chez l'homme)

  1. Krespine

Fuite aérique - Valve endobronchique

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Valves endobronchiques unidirectionnelles (VEU) pour la prise en charge des fuites aériques persistantes (FAP): résultats d'une étude multicentrique.

FIORELLI A. et al.       J Thorac Dis               2018                10        11        6158                6167

http://jtd.amegroups.com/article/view/24924

              L'efficacité des VEU dans la prise en charge des FAP et le coût de la procédure ont été étudiés chez 74 patients. Dans tous les cas, les fuites aériques étaient sévères et sans succès des traitements standards. 67 patients (91%) ont eu un traitement par VEU et 59 (88%)nt obtenu une résolution complète de la fuite aérique, avec une réduction de la fuite aérique chez 6 (9%) et aucun bénéfice chez 2 patients (3%). La comparaison des données avant et après VEU a montré une réduction significative de la durée de la fuite aérique (16,2 ± 8,8 vs 7,3 ± 1,7 jours), du retrait du drain thoracique (16,2 ± 8,8 vs 7,3 ± 2,7 jours) et de la durée de l'hospitalisation ( 16,2 ± 8,8 jours vs 9,7 ± 2,8 jours). Sept patients non traités par VEU ont eu un pneumopéritoine avec pleurésie ( n = 6) ou sans pleurésie ( n = 1). Chez seulement 1 patient (14%), le drain thoracique a été enlevé 23 jours plus tard tandis que les 6 patients restant sont sortis avec un drainage thoracique à domicile qui a été enlevé après 157 ± 41 jours. Aucune différence n'a été trouvée dans les coûts de santé avant et après mise en place de la VEU.

       En conclusion, le traitement par VEU contre une FAP est une technique efficace. La réduction des coûts hospitaliers en lien avec la résolution précoce de la fuite aérique pourrait permettre de réduire le coût de la technique.

(Commentaire :

  1. Krespine.

BPCO - Alimentation -

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Consommation auto-rapportée de fruits et légumes et risque de BPCO: une étude jumelle nationale.

METERAN H. et al.                 Respir Med                 2018    144      Nov     16        21

https://www.resmedjournal.com/article/S0954-6111(18)30295-6/fulltext

       Pour examiner l'association entre consommation auto-rapportée de fruits et légumes et le risque de BPCO et rechercher si cette association est due à des facteurs génétiques sous-jacent, 12 119 jumeaux danois âgés de 40-80 ans ont été recrutés et ont complété un questionnaire sur leurs antécédents médicaux et les éléments de leur mode de vie avec examen clinique.

       Sur les 11 458 personnes incluses dans les analyses, 48% étaient de sexe masculin, d'âge moyen  58,9 ans ± 9,6 avec un IMC moyen de 26,6 ± 4,4 kg/m2. Une analyse de régression logistique multivariée, ayant inclus le sexe, l'âge et l'IMC a montré qu'à la fois le tabagisme, l'absence et l'abus d'alcool et l'inactivité physique étaient des prédicteurs indépendants de BPCO. Il existait une association significative fonction de leur fréquence entre consommation de fruits et légumes et augmentation du risque de BPCO. Les analyse de régression logistiques montraient que l'association pouvait être contrôlée par des facteurs génétiques.

       Il est conclu que cette étude montre qu'une faible consommation de fruits et légumes est associée à une augmentation du risque de BPCO et l'association pourrait être sous influence de facteurs génétiques.

(Commentaire:

  1. Krespine