Pneumonie - IRA - Virus

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Place des virus dans les pneumonies associées à une insuffisance respiratoire aiguë (IRA).

            Un problème sous-estimé.

SHORR A.F. et al. Chest       154      1          84        90

https://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(17)33236-1/fulltext

            Le rôle des virus dans les pneumonies associées à une ventilation mécanique (VM) a été étudié dans une cohorte de 634 patients dont dans 79 cas (21,7%) le virus a été le seul pathogène. Les virus les plus courants ont été les virus/entérovirus (n = 20 ), le virus Influenza A (n = 12) et le Virus respiratoire syncitial (n = 11). Le nombre de mort au cours de l'hospitalisation a été élevé (37,2%) et n'a pas différé de la mortalité des autres patients (36,5%).

            La durée de la VM, le temps de l'hospitalisation et le nombre de réadmission n'a pas différé selon les causes de pneumonie. Deux variables ont été indépendamment associées à la guérison du virus : un score de < 26 sur l'échelle de l'"Acute Physiology and Health Evaluation" (OR ajusté : 0,51), et la transplantation de cellules souches (ORa : 4,39).Une analyse de sensibilité ayant exclus les patients qui ont eu une transplantation de cellules souches n'a pas altéré substantiellement les résultats obtenus.

            En conclusion, les virus représentent une cause majeure de pneumonie chez les patients gravement atteint nécessitant une VM. Identifier de tels sujets présente une opportunité pour arrêter l'antibiothérapie. Les médecins doivent envisager systématiquement d'évaluer les patients souffrant de pneumonie nécessitant une VM sur les pathogènes viraux.

(Commentaire : point de vue tout à fait original et digne d'intérêt...si on y pense ça fera toujours moins d'Augmentin )

  1. Krespine

Pneumonie communautaire - Macrolides - Mortalité

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Le traitement par macrolides est associé à une moindre mortalité contre les pneumonies communautaires avec bactériémie.

ARNOLD F. W. et al.            Respir Med     2018    140      Jul       115      121

https://www.resmedjournal.com/article/S0954-6111(18)30191-4/fulltext

            Pour définir les résultats cliniques des patients souffrant de pneumonie communautaire avec bactériémie traités avec ou sans macrolides, 549 patients ont été inclus dont 247 (45%) ont été traités par macrolides et 302 (55%) non.

            L'agent pathogène principal a té Streptococcus pneumoniae (74%). Une régression de Poisson avec des modèles robustes de variance d'erreur a été utilisée pour comparer les effets ajustés de chaque groupe d'étude sur les résultats. La mortalité non ajustée à 30 jours a été de 18,4% dans le groupe macrolide et 29,6% dans le groupe non-macrolide (Risque relatif ajusté (RRa) : 0,81). La mortalité hospitalière toutes causes confondues a été de 7,3% dans le groupe macrolide te 18,9% dans le groupe non macrolide (RRa : 0,54). La durée du séjour et la durée de la stabilité clinique n'ont pas été significativement différents.

            Au total, la mortalité hospitalière, mais non la mortalité à 30 jours a été significativement meilleure dans le groupe macrolide. Ces résultats soutiennent la prise de macrolides chez les patients hospitalisés contre une pneumonie avec bactériémie.

(Commentaire :

  1. Krespine

BPCO - Mortalité - Biomarqueurs sanguins

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Biomarqueurs sanguins comme prédicteurs de mortalité à long terme de la BPCO.

MENDY A. et al.       Clin Respir J              2018    12        5          1891    1899

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/crj.12752

            Pour déterminer si un panel de biomarqueurs sanguins (CRP – Neutrophiles – Éosinophiles – Albuminémie et vitamine D) pourrait prédire la mortalité des BPCO, les données de 431 BPCO ont été suivies pendant une moyenne de 36 mois avec pour définition de la BPCO un rapport VEMS post bronchodilatation/CVF < 70% vr.

            Au cours du suivi, 38 des 431 participants sont décédés. Les participants avec une CRP élevée, un nombre d'éosinophiles < 2%, une hypo albuminémie et une hypovitaminose D avaient un VEMS initial plus mauvais et en conséquence une plus forte mortalité par rapport aux contrôles. En analyse ajustée, une CRP en augmentation (HR : 4,45) et le nombre de neutrophiles (HR : 1,07) aussi bien qu'une diminution du nombre d'éosinophiles (HR : 7,03) ont été associés à une augmentation du risque de mortalité. L'addition de la CRP au nombre d'éosinophiles et/ou neutrophiles a significativement amélioré un modèle de base pour la prédiction de mortalité qui incluait l'âge, le sexe, la race/ethnicité, l'IMC, le tabagisme, le rapport pauvreté revenu, l'asthme, le diabète, l'HTA et un antécédent d'AVC ou infarctus myocardique.

            Il est conclu qu'une CRP élevée et une hyperneutrophilie comme une hypo éosinophilie sont des prédicteurs d'un mauvais pronostic de la BPCO. Ils ajoutent également une valeur significative aux modèles de prédiction de la mortalité des BPCO.

(Commentaires :

  1. Krespine

Cancer Broncho-Pulmonaire - Diagnostic - Auto AC

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Signification diagnostique des Auto-Anticorps (AAC) associées à la tumeur pour le diagnostic précoce de cancer broncho-pulmonaire (CBP).

DU Q. et al.                Clin Respir J              2018                12        6          2020    2028

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/crj.12769

 

            Pour détecter le taux d'AAC associé à la tumeur (AACAT) dans le CBP et évaluer le diagnostic potentiel des AAC pour la stratégie de dépistage des CBP au stade précoce, les taux d'AACAT ont été mesurés contre un panel de 7 antigènes associés à la tumeur (AGAT : p53, PGP9,5, SOX2, GAGE7, GBU4-5, CAGE et MAGEA1) chez 397 patients avec lésions pulmonaires (305 avec CBP non à petites cellules [CBPNPC], 47 avec CBP à petites cellules et 45 avec nodule bénin) et 74 personnes comme contrôle sans aucun nodule pulmonaire après TDM pulmonaire.

            Le panel d'AACAT pourrait faire la distinction entre lésions malignes et bénignes et la population témoin avec une sensibilité de 56,53% et une spécificité de 91,60%. La spécificité pourrait être encore augmentée à 95,80% quand elle est combinée à la TDM. Les AACAT présentent aussi une forte valeur diagnostique du nodule malin et pourrait être une nouvelle méthode pour juger la malignité des nodules de moins de 8mm de diamètre. Aucune différence significative n'a été vue basée sur l'anatomopathologie, les stades des CBPNPC, la taille tumorale, l'âge ou le sexe.

            Il est conclu que cette étude confirme la valeur du panel des AACAT comme outil diagnostique combiné à la TDM thoracique.

(Commentaire :

  1. Krespine

FPI - RGO

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Traitement du reflux gastro-intestinal (RGO) chez les patients souffrant de Fibrose Pulmonaire Idiopathique (FPI). Une revue systématique et méta-analyse.

FIDLER L.  et al.       Chest               2018    153      6          1405    1415

https://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(18)30415-X/fulltext

            Sachant que le RGO est courant chez les patients souffrant de FPI et que son traitement sur l'évolution de la maladie est controversé, pour revoir l'efficacité et l'innocuité du traitement du RGO contre la FPI, une revue systématique et méta analyse a identifié 13 publications observationnelles dont 8 ont été inclus dans la méta analyse.

            Le traitement pharmacologique du RGO a été associé à une réduction significative de la mortalité liée à la FPI par rapport à l'absence de traitement du RGO (HR non ajusté : 0,60 dans 3 études n = 2 033 et HR ajusté : 0,45 dans 3 études n = 2 033) mais non de la mortalité toutes causes (HR non ajusté : 0,73 3 études n = 1 316 et HR ajusté : 0,76 – 4 études – n = 1 585). La qualité de preuve de ces résultats a été faible.

            Il est conclu que la preuve de faible qualité suggère que le traitement pharmacologique du RGO est associé à une réduction de la mortalité en relation avec la FPI mais non de la mortalité globale. Des essais randomisés d'un traitement antiacide contre la FPI sont nécessaires.

(Commentaire : ça ne pas faire de mal de rajouter unIPP...sauf au porte feuille de la sécu...et encore..)

  1. Krespine