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CBPNPC - Thoracoscopie - Thoracotomie

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Thoracoscopie chirurgicale vs thoracotomie contre un cancer du poumon : résultats à court terme d’un essai randomisé.

LONG H. et al.   Ann Thorac Surg   2018    105      2          386      392

http://www.annalsthoracicsurgery.org/article/S0003-4975(17)31191-8/fulltext

                     Pour confirmer que la chirurgie par voie thoracoscopique vidéo assistée (CTVA) n’est pas inférieure  voire même supérieure à la chirurgie par thoracotomie contre des cancers bronchopulmonaires non à petites cellules (CBPNPC) à un stade précoce en terme d’efficacité à court terme et oncologique, il a été recruté entre 2008 et 2014 508 patients de 18 à 75 ans dont 425 ont été éligibles pour l’analyse (215 avec CTVA et 210 par thoracotomie axillaire).

                     Huit procédure par CTVA ont été converties en thoracotomie au cours de l’intervention (3,72%). Le temps opératoire moyen en CTVA a été significativement moindre par CTVA que par thoracotomie (150 vs 166 minutes). De plus, la CTVA a été associée à une moindre perte sanguine per opératoire. Il n’y a pas eu de différence en ce qui concerne le drainage pleural post opératoire, la longueur de l’hospitalisation et les taux de morbidité et mortalité. Un cancer résiduel des marges opératoires a été trouvé chez 1 patient traité par CTVA et 5 traités par thoracotomie axillaire. Le champ des ganglions lymphatiques a été identique quel qu’ait été l’approche chirurgicale.

                     Il est conclu que la lobectomie par CTVA est sans danger et fiable pour traites les CBPNPC et la CTVA peut être supérieure à la thoracotomie par voie axillaire pour le temps opératoire et la perte sanguine en cours d’intervention.

         Commentaire : pourquoi, lorsque c’est possible, ne pas essayer d’abord le moins agressif ?)

  1. Krespine

BPCO - SÉVÉRITÉ - DESMOSINE

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

La Desmosine urinaire est associée à la sévérité de l’emphysème et aux exacerbations fréquentes chez les patients souffrant de BPCO.

Changhwan K. et al.               Respirology     2018    23        2          176      181

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/resp.13170/abstract

            Le but majeur de cette étude a été de rechercher l’association entre indices TDM de l’emphysème et desmosinurie, la desmosine et l’isodesmosine étant excrétées dans les urines après dégradation du tissu conjonctif de la matrice extra cellulaire pulmonaire sur un total de 152 BPCO étant divisés en groupe emphysème dominant (n = 80) emphysème non-dominant (n = 72) selon l’index TDM de l’emphysème.

            Le taux de desmosine a été significativement plus élevé dans le groupe emphysème-dominant. Une différence significative a été également observée entre les 2 groupes sur l’IMC et la fonction pulmonaire. L’analyse multivariée a montré que le taux élevé de desmosine urinaire a été un prédicteur indépendant de l’emphysème (RR : 2,6). Le pourcentage d’exacerbations fréquentes a été significativement plus élevé dans le groupe à desmosinurie élevé la première année de suivi. Le nombre moyen d’exacerbations a été plus élevé dans le groupe aà desmosinurie élevé bien que cette différence n’ait pas été statistiquement significative (P = 0,067-. Les modifications de l’index d’emphysème n’a pas différé entre les 2 groupes de desmosine urinaire sur 3 ans de suivi.

            Au total, cette étude montre que le taux de desmosinurie mesuré par chromatographie liquide-spectrométrie de masse en tandem est associé à l’index TDM de l’emphysème. La desmosine urinaire peut être un prédicteur utile pour identifier les exacerbateurs fréquents.

(Commentaire :

  1. Krespine

VIEILLISSEMENT - SYMPTÔMES - ASTHME

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Prévalence des symptômes asthmatiformes avec le vieillissement.

JARVIS D. et al.        Thorax            2018    73        1          37-48

http://thorax.bmj.com/content/73/1/37

            La prévalence de symptômes de type asthme chez les personnes âgées de 20-44 ans a été recherchée chez 7 844 personnes à partir de 29 centres dans 13 pays européens et en Australie suivi initialement et 10 ans puis 20 ans plus tard.

            En 20 ans, la prévalence de « sifflements » et de « sifflements » en l’absence de rhume a diminué respectivement de -2,4% à -1,5% et de -2,4% à -0,6%, mais la prévalence de crises d’asthme, la prise de traitements anti asthme et les rhume des foins/ allergies nasales ont augmenté 0,6% à 1,11% , 3,6% à 4,2%, 2,7% à 3,7%. Les modifications ont été semblables les 10 premières années par rapport aux 10 années suivantes sauf pour les rhumes des foins/allergies nasales (augmentation seulement les 10 premières années).Les diminution des symptômes de type sifflements ont été largement dans le groupe qui a arrêté de fumer et ceux qui avaient rapporté initialement des rhumes des foins/allergie nasal.

            Il est conclu que les adultes nés entre 1946 et 1970 ont, sur les 20 dernières années, souffert de moins de sifflements, bien qu’ils aient été plus à risque de rapporter des crises d’asthme, d’utiliser de traitement d’asthme et de rhume des foins. La chute des sifflements est largement attribuable à l’arrêt du tabagisme plus qu’à l’amélioration des traitements anti asthme. Elle peut être aussi influencée par la réduction de l’atopie avec le vieillissement.

(Commentaire : vieillir n’est donc pas toujours mauvais)

  1. Krespine

BPCO - Nouveau phénotype

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Emphysème et perte du tissu extra pulmonaire dans la BPCO : un phénotype perte tissulaire multi-organe.

Celli B. R. et al.          Eur Respir J    2018    51        2          1702146

http://erj.ersjournals.com/content/51/2/1702146

            Il a été testé si la progression de l’emphysème s’accompagne d’une majoration de la perte tissulaire dans d’autres localisations chez 1 817 patients de la cohorte ECLIPSE BPCO.

            Les participants avec une emphysème initial plus important avaient un moindre VEMS, IMC et index de masse grasse libre (IMGL), une plus mauvaise capacité fonctionnelle, moins de cardiovasculopathie mais plus d’ostéoporose. Les taux de CRP et d’IL-6 étaient identiques entre les groupes mais la protéine cellulaire club 16 a été plus élevée et l’IL-8, la protéine D du surfactant et le récepteur soluble pour une glycation évoluée du produit final ont été moindre avec plus d’emphysème final. Les patients avec plus d’emphysème avaient des déclins accélérés du VEMS, de l’IMC et de l’IMGL et plus d’exacerbations, d’hospitalisations et de mortalité.

            En conclusion, les patients souffrant d’emphysème prédominant subissent une perte excessive de tissu pulmonaire et extra pulmonaire qui est probablement lié à une entretien tissulaire anormal. Du fait des mauvaises évolutions cliniques, les auteurs proposent de nommer ce sous-groupe « phénotype BPCO avec perte tissulaire multi organes ».

(Commentaire : effectivement. Pourquoi n’y avait-on pas pensé avant !!!)

  1. Krespine

CBP - Chirurgie - Endoscopie post opératoire

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Utilité d’une évaluation endoscopique de routine des lésions laryngées après chirurgie d’un cancer bronchopulmonaire (CBP)

FOURDRAIN A.       et al.    Respirology    2018    23        1          107      110

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/resp.13139/abstract

            Pour évaluer l’utilité d’une évaluation endoscopique de routine à la recherche d’une atteinte des cordes vocales, sur 25 mois, il a été proposé à 276 patients ayant bénéficié d’une chirurgie thoracique une endoscopie laryngée dans les 24h après la chirurgie avec 26 patients d’entre eux exclus du fait d’une laryngectomie antérieure ou paralysie des cordes vocales, ou ré-intubation post opératoire précoce ou refus de l’endoscopie.

            Parmi les 250 patients, une paralysie des cordes vocales a été diagnostiqué chez 13 patients (5,2%) et a été associé à une plus grande fréquence de pneumonie post opératoire (P= 0,03) , de bronchoscopie post opératoire (P= 0,01), de ré-intubation (P = 0,007) et d’une tendance à une augmentation du taux de mortalité (P = 0,004) et de mortalité à 90 jours (P = 0,03). Un hématome des cordes vocales a été diagnostiqué chez 28 patients (11,2%) et n’a pas été associé à une augmentation de la morbidité et mortalité post opératoire.

            Il est conclu que l’évaluation endoscopique laryngée est efficace pour diagnostiquer une pathologie laryngée après chirurgie thoracique. L’évaluation endoscopique laryngé de routine peut détecter des désordres infra cliniques de la déglutition et permettre un traitement rapide qui peut prévenir des complications respiratoires.

(Commentaire : à condition d’évaluer suivant les cas...les risques de l’endoscopie faite en post opératoire)

  1. Krespine