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Asthme - Bronches - Obésité - Vieillissement

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Le vieillissement et l’obésité sont associés à une majoration de l’occlusion des bronches en réponse à la métacholine chez les asthmatiques.

 

KAMINSKY D.A.     et al.    Respirology    2019    24        7          638      645

 

https://onlinelibrary.wiley.com/journal/14401843

 

            Pour déterminer le degré et les déterminants de l’obstruction bronchique en réponse à la métacholine dans un large groupe d’asthmatiques participant à des études conduites par l’ « American Lung Association-Airways Clinical Research Centers (ALA-ACRC), les données du test de provocation à la métacholine de 5 études d’ALA-ACRC ont été utilisées pour déterminer l’index de fermeture défini comme la contribution de l’obstruction bronchique à la chute du VEMS et calculé comme le rapport variation du rapport CVF%/VEMS%.

            Il y a eu un total de 936 participants asthmatiques parmi lesquels l’index moyen d’obstruction a été de 0,67 par rapport à celui de 0,54 publié pour une population en bonne santé. Un index de fermeture plus élevé a été associé à un âge plus élevé (incréments tous les 10 ans) (0,04) et à l’obésité (0,07). Il n’y a pas eu d’association entre l’index de fermeture et le contrôle de l’asthme.

            Il est conclu que la fermeture des voies aériennes en réponse à la métacholine survient dans une large et diverse population des participants asthmatiques et que l’augmentation de la fermeture des voies aériennes est associée à un âge plus avancé et à l’obésité. Ces résultats suggèrent que les traitements ciblant la fermeture des voies aériennes peuvent être importants chez les patients avec un index d’obstruction élevé.

 

(Commentaire : fermeture ou obstruction ?)

 

C. Krespine

 

BPCO - CI - CBP

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Corticoïdes inhalés (CI) et risque de cancer broncho-pulmonaire (CBP) dans la BPCO : une étude de cohorte basée sur la population.

 

RAYMAKERS A. J.N. et al. Eur Respir J               2019    53        6          1801257

 

https://erj.ersjournals.com/content/53/6/1801257

 

 

            L’impact des CI sur le risque de CBP chez les patients souffrant de BPCO a été étudié de 1997 à 2007 sur un total de 39 676 patients qui remplissaient les critères d’inclusion (BPCO – CI - ³ 50 ans).

La moyenne d’âge de la cohorte était de 70,7 ­± 11,1 ans avec 53% de femmes. Il y a eu 994 (2,5%) de cas de CBP au cours du suivi. En analyse des cas de référence (exposition continue en fonction du temps), la prise de CI a été associée à une réduction du risque de CBP de 30% (HR : 0,70). La prise de CI a été associée à une réduction du risque de diagnostiquer un CBP pour les 5 méthodes de quantification de l’exposition (exposition « continue », durée cumulée de prise, dose cumulée, durée de prise cumulée pondérée et dose cumulée pondérée).

En conclusion, cette étude basée sur la population suggère que la prise de CI réduit le risque de CBP chez les patients souffrant de BPCO.

 

(Commentaire : à confirmer...certes ...mais aussi à garder en tête)

 

C. Krespine

                   

           

 

BPCO - LABA/LAMA - LABA/CI

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Efficacité et innocuité comparée du traitement de la BPCO par LABA-LAMA vs LABA-CI en pratique clinique courante.

 

SUISSA S. et al.         Chest               2019    155      6          1158    1165

 

https://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(19)30696-8/fulltext

 

            Les β2- agonistes de longue action (LABA) et les antagonistes muscariniques de longue action (LAMA) sont recommandés en traitement initial de la BPCO, leur association étant recommandée avec les progrès de la maladie. Les essais randomisés comparant l’efficacité de cette association avec l’association alternative des LABA aux corticoïdes inhalés (CI) ont rapporté des données contradictoires alors qu’il n’y a eu aucune étude comparant l’efficacité et l’innocuité en pratique concrète de ces traitements.

            Les auteurs ont ainsi inclus 1 977 patients débutant une association LABA-LAMA appariés à 1 977 patients débutant une association LABA-CI entre 2002-2015 âgés de 55 ans ou plus suivis sur un an sur la survenue d’exacerbation modérée à sévère de BPCO et de pneumonie sévère. Le rapport de risque (HR) d’exacerbation de BPCO modérée à sévère associé à la prise de LABA-LAMA par rapport à la prise de LABA-CI a été de 1,04 tandis qu’il a été de 0,94 pour les exacerbations sévères. L’incidence de pneumonie sévère ayant nécessité une hospitalisation a été moindre avec la prise de LABA-LAMA (HR : 0,66) particulièrement en analyse en cours de traitement (HR : 0,66).

            Il est conclu qu’en pratique clinique en vie réelle du traitement de la BPCO, l’inhalation de l’association LABA-LAMA semble être aussi efficace que l’inhalation de l’association LABA-CI pour prévenir les exacerbations de BPCO. Cependant, l’association LABA-LAMA peut être préférée du fait qu’elle est associée à de moindres pneumonies sévères.

 

(Commentaire :

 

C. Krespine

 

Sommeil - Durée - Conséquences

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SAOS, courte durée du sommeil, et leurs interactions avec la somnolence et les facteurs de risque cardiométaboliques chez les adultes. L‘étude ELSA-Brésil.

 

DRAGER L.F.  et al.              Chest              2019    155      6          1190               1198

 

 

https://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(18)32883-6/fulltext

 

 

            Pour évaluer l’association entre SAOS (IAH >= 15/heure), courte durée du sommeil (CDS : < 6 heures par nuit) et leurs interactions avec la somnolence et les facteurs de risques cardiométaboliques, les données de 2 064 participants ont été utilisés en analyse finale (42,8% d’hommes - âge moyen : 49­ ± 8 ans).

            La fréquence globale du SAOS et de la CDS a été respectivement de 32,9% et 27,2%. Après ajustement sur les multiples facteurs de confusion, une hypersomnie diurne excessive a été associée de façon indépendante à une CDS (OR : 1,448), mais non au SAOS (OR : 1,107). L’interaction de la CDS au SAOS n’a pas été significative. Une obésité prévalente (OR : 3,894), une hypertension (OR : 1,314) et une dyslipidémie (OR : 1,251) ont été associés de façon indépendante au SAOS mais non à une CDS. De même, les interactions du SAOS à la CDS n’ont pas été significatives. Une analyse complémentaire utilisant < 5 heures pour la CDS ou une durée du sommeil continue n’a pas modifié l’absence d’association avec les facteurs de risque cardiométaboliques.

            Il est conclu qu’une CDS mais non le SAOS a été associée de façon indépendante à une hypersomnie diurne. À l’inverse, le SAOS mais non la CDS a été associée de façon indépendante à l’obésité, l’HTA et la dyslipidémie.

 

(Commentaire :

 

C. Krespine

 

Pneumopathie - Fonction pulmonaire - démence

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Altération de la fonction pulmonaire, pneumopathie et risque de survenue d’une démence.

 

LUTSEY P. L. et al. Am J respir Crit Care Med     2019    199      11        1385    1396

 

https://www.atsjournals.org/doi/full/10.1164/rccm.201807-1220OC

 

            Pour tester l’hypothèse qu’une altération de la fonction pulmonaire ou une pathologie pulmonaire en milieu de vie est associée à un plus grand risque de survenue d’une démence ou d’altération cognitive légère plus tard dans la vie, un total de 14 184 participants d’une étude de population sur le risque de l’artériosclérose qui ont eu une spirométrie ont été suivi de 1987 à 2013.

            En analyse utilisant des résultats évalués, les risques de démence ou d’altération cognitive légère ont été plus élevés parmi les participants avec atteinte pulmonaire restrictive et obstructive par rapport à ceux sans pathologie ou symptômes respiratoires. Les associations ont été semblables dans les analyses restreintes aux non-fumeurs et présentes à la fois pour la démence en relation avec la maladie d’Alzheimer et les étiologies cérébrovasculaires. Un VEMS% vr réduit et une CVF basse ont également été associés à une augmentation du risque de démence.

            Il est conclu qu’une maladie pulmonaire et une fonction pulmonaire réduite en milieu de vie ont été associés à une probabilité modestement augmentée de démence et d’altération cognitive plus tard dans la vie. Les ampleurs de l’association ont été plus prononcées pour les maladies pulmonaires restrictives qu’obstructives. Ces associations ont été présentes chez les fumeurs et les non-fumeurs. Si les associations observées sont causales, les efforts de politique et de santé publique pour réduire le tabagisme et améliorer la qualité de l’air peuvent avoir également pour avantage la prévention du développement de la démence et des altérations cognitives légères.

 

(Commentaire : une raison supplémentaire, s’il en était besoin de ne plus fumer...)

 

C. Krespine