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HTAP- Prostacycline - Oedème Pulmonaire

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Œdème pulmonaire après initiation d’un traitement par prostacycline parentérale contre une HTAP. Une étude rétrospective.

KHAN N. A. et al.                 Chest              2019    156      1          45        52

https://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(19)30153-9/fulltext

            Sachant qu’un œdème pulmonaire peut compliquer la prise de traitements ciblant l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP), les auteurs ont cherché à déterminer quel pourcentage de patients développent une HTAP après l’initiation d’un traitement par prostacycline parentérale , quels sont les facteurs de risque et les implications sur la durée de l’hospitalisation et la mortalité.

            Il a été inclus 155 patients (âge moyen : 51 ans - 72% de femmes - Blancs : 85% - primitif : 64% - connectivite (CTD) : 23%). Un œdème pulmonaire est survenu chez 33 des 155 patients (21%). Les prédicteurs indépendants de l’œdème pulmonaire ont été une pression auriculaire droite élevée, une CTD et la présence de 3 ou plus facteurs de risque d’une cardiopathie gauche. L’œdème pulmonaire a été associé à 4-5 jours de plus d’hospitalisation (95% CI, 1,4 -7,5 jours) et 4 fois plus d’augmentation de la mortalité à 6 mois (OR : 4,3 ; CI : 95% ; 1,28-14,36 ).

            Il est conclu que l’œdème pulmonaire survient chez 21% des patients avec HTAP traités initialement par prostacycline parentérale. Trois facteurs de risque ou plus, cardiopathie gauche, CTD-HTAP, et une pression auriculaire droite initiale élevée ont été des prédicteurs indépendants d’œdème pulmonaire. L’œdème pulmonaire a été associé à une durée d’hospitalisation prolongée et une majoration de la mortalité à 6 mois.

(Commentaire :

  1. Krespine

Bronchectasies - Charge bactérienne - Antibiotiques

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Charge bactérienne des voies aériennes et réponse à un antibiotique inhalé dans les bronchectasies.

 

SIBILA O.  et al.        Am J Respir Crit Care Med               2019    200      1          33        41

 

https://www.atsjournals.org/doi/abs/10.1164/rccm.201809-1651OC

 

 

            Pour déterminer la relation entre la charge bactérienne et les résultats cliniques, évaluer la stabilité de la charge bactérienne avec le temps et tester l’hypothèse que la réponse aux antibiotiques inhalés pourrait être prédite par la charge bactérienne initiale, 3 études ont été effectuées.

Les études 1 et 2 ont été des études prospectives ayant inclus des adultes souffrant de bronchectasies. L’étude 3 a été une analyse post hoc d’un essai randomisé avec aztréonam inhalé. Les patients ont été divisé a priori selon la charge bactérienne en faible (< 105 cfu/g), modérée (105 - 106 cfu/g) et charge bactérienne élevée (³107 cfu/g) à partir des cultures quantitatives d’expectoration.

            La charge bactérienne a été un marqueur stable associé à la dégradation de la qualité de vie et à une inflammation majorée des voies aériennes dans les études 1, 2 et 3. Dans l’étude 3, les patients avec une forte charge bactérienne présentaient une amélioration du critère d’évaluation principal (Qualité de vie - Bronchectasies - Scores des symptômes respiratoires à la 4ème semaine) en faveur de l’aztréonam (différence moyenne de 9,7 points). Le pourcentage de patients qui ont obtenu une augmentation au-dessus de la différence minimale cliniquement importante était plus élevé dans le groupe aztréonam à la 4ème semaine (63% vs 37%) et à la 12ème semaine (62% vs 38%) seulement chez les patients avec une charge bactérienne élevée.

            Il est conclu que l’amélioration de la qualité de vie par aztréonam inhalé a été seulement évident chez les patients avec une forte charge bactérienne. La charge bactérienne peut être un marqueur utile de la sévérité de la maladie et de la réponse au traitement.

 

(Commentaire : très bonne idée pour économiser les antibiotiques et diminuer les résistances)

 

C. Krespine

 

SAOS -AGE - PD-L1

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Surrégulation de PD-L1 induite par l’hypoxie dépendant de l’âge chez les patients souffrant d’apnées obstructives du sommeil (AOS).

 

CUBILLOS-ZAPATA C. et al.         Respirology    2019    24        7          684      692

 

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/resp.13470

 

            Dans les apnées obstructives du sommeil, l’hypoxie intermittente compromet la surveillance immune à travers la surrégulation des Programmed cell Death-1 (PD-1) et leur ligand (PD-L1). Étant donné que le risque de cancer lié aux AOS dépend de l’âge, l’expression de PD-L1/PD-1 a été évaluée chez des patients à un âge moyen et plus âgés comme dans un modèle murin.

L’expression de PD-L1 a été étudiée chez 41 patients souffrant de AOS sévère et 40 volontaires en bonne santé (VBS), divisés en 2 groupes (≤ 55 et > 55 ans d’âge). Chez les sujets de > 55 ans, les AOS sévères ont augmenté la protéine de surface PD-L1 et l’expression du niveau de l’ARNm sur les monocytes et la concentration plasmatique de la protéine soluble PD-L1 par rapport aux VBS. PD-L1 et HIF (hypoxia-induced Factor)-1a corrélé à l’âge chez les VBS tandis qu’il y a une relation négative chez les patients avec AOS. Chez la souris exposée à une hypoxie intermittente, l’expression de PD-L1 sur les splénocytes F4/80+ a été seulement augmentée chez les jeunes animaux. L’expression HIF -1a a été significativement plus élevée chez les patients avec AOS que chez les VBS de plus de 55 ans, tandis que l’expression de PD-L1 sur les monocytes a été liée à l’expression de HIF-1a chez les patients jeunes avec AOS.

Il est conclu que la surrégulation de PD-L1 chez les patients avec AOS comme conséquence de l’activation de HIF-1a survient principalement chez les jeunes patients. Chez les patients plus âgés avec AOS, la surrégulation n’a pas été détectée possiblement due à une altération de la sensibilité à l’oxygène.

 

(Commentaire : voilà une belle explication possible, entres autres, à l’augmentation du risque de cancer par trouble des défenses immunitaires avec l’âge).

 

C. Krespine

 

Cancer Broncho-Pulmonaire - Sarcopénie - Pronostic

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Valeur pronostique de la sarcopénie dans le cancer broncho-pulmonaire (CBP).

Revue systématique et méta-analyse.

 

YANG M. et al.          Chest   2019    156      1          101      111

 

https://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(19)31097-9/fulltext

 

            La valeur pronostique de la sarcopénie dans le CBP a été évaluée à partir de 13 études soit 1 810 patients. La prévalence regroupée de la sarcopénie a été de 43% chez les patients souffrant d’un CBP non à petites cellules (CBPNPC) et de 52% chez ceux avec un CBP à petites cellules (CBPPC). La sarcopénie a été associée à une plus courte survie globale (HR : 2,23). Cette association existait à la fois pour le CBPNPC (HR : 2,57) et le CBPPC (HR : 1,59). La sarcopénie a été un prédicteur indépendant d’une courte survie globale à la fois dans les CBPNPC aux stades I-II (HR : 3,23) et aux stades III-IV (HR : 2,19). Cependant, la sarcopénie n’a pas été un prédicteur indépendant de la survie sans maladie chez les patients avec un CBPNPC (HR : 1,28).

            Il est conclu que la sarcopénie est hautement prévalente chez les patients souffrant de CBP (approximativement 1 sur 2) et un important prédicteur d’une altération de la survie globale chez les patients avec un CBPPC ou à tous les stades du CBPNPC.

 

(Commentaire :

 

C. Krespine

 

Réhabilitation pulmonaire - Dépression - Anxiété - Bénéfices

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Effet de la réhabilitation pulmonaire sur les symptômes d’anxiété et de dépression dans la BPCO. Une revue systématique et Méta-Analyse.

 

GORDON C. S. et al.             Chest   2019    156      1          80        91

 

https://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(19)30873-6/fulltext

 

            L’efficacité de la réhabilitation pulmonaire (RP) sur les symptômes d’anxiété et de dépression chez les patients souffrant de BPCO a été évalué à partir de 11 études ayant compris 734 participants.

            Par rapport aux soins habituels, la RP a apporté des bénéfices significatifs d’une ampleur modérée sur les symptômes d’anxiété (différences moyennes standardisées [DMS] : -0,53) et de grande ampleur sur les symptômes de dépression (DMS : -0,70). La certitude de la preuve pour chaque résultat a été modérée. Les effets n’ont pas été modérés par la durée du programme.

            Il est conclu que la RP apporte des bénéfices significatifs cliniquement pertinents sur les symptômes d’anxiété et de dépression. Parce que d’autres études impliquant des groupes témoins ne sont pas indiqués, ces estimations solides des effets du traitement sont susceptibles de perdurer.

 

(Commentaire : il est certain que la RP a des bénéfices indiscutables en la matière mais la durée de ces bénéfices après la RP ????)

 

C. Krespine