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Cancer Broncho-Pulmonaire - Diagnostic - Auto AC

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Signification diagnostique des Auto-Anticorps (AAC) associées à la tumeur pour le diagnostic précoce de cancer broncho-pulmonaire (CBP).

DU Q. et al.                Clin Respir J              2018                12        6          2020    2028

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/crj.12769

 

            Pour détecter le taux d'AAC associé à la tumeur (AACAT) dans le CBP et évaluer le diagnostic potentiel des AAC pour la stratégie de dépistage des CBP au stade précoce, les taux d'AACAT ont été mesurés contre un panel de 7 antigènes associés à la tumeur (AGAT : p53, PGP9,5, SOX2, GAGE7, GBU4-5, CAGE et MAGEA1) chez 397 patients avec lésions pulmonaires (305 avec CBP non à petites cellules [CBPNPC], 47 avec CBP à petites cellules et 45 avec nodule bénin) et 74 personnes comme contrôle sans aucun nodule pulmonaire après TDM pulmonaire.

            Le panel d'AACAT pourrait faire la distinction entre lésions malignes et bénignes et la population témoin avec une sensibilité de 56,53% et une spécificité de 91,60%. La spécificité pourrait être encore augmentée à 95,80% quand elle est combinée à la TDM. Les AACAT présentent aussi une forte valeur diagnostique du nodule malin et pourrait être une nouvelle méthode pour juger la malignité des nodules de moins de 8mm de diamètre. Aucune différence significative n'a été vue basée sur l'anatomopathologie, les stades des CBPNPC, la taille tumorale, l'âge ou le sexe.

            Il est conclu que cette étude confirme la valeur du panel des AACAT comme outil diagnostique combiné à la TDM thoracique.

(Commentaire :

  1. Krespine

BPCO - Mortalité - Biomarqueurs sanguins

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Biomarqueurs sanguins comme prédicteurs de mortalité à long terme de la BPCO.

MENDY A. et al.       Clin Respir J              2018    12        5          1891    1899

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/crj.12752

            Pour déterminer si un panel de biomarqueurs sanguins (CRP – Neutrophiles – Éosinophiles – Albuminémie et vitamine D) pourrait prédire la mortalité des BPCO, les données de 431 BPCO ont été suivies pendant une moyenne de 36 mois avec pour définition de la BPCO un rapport VEMS post bronchodilatation/CVF < 70% vr.

            Au cours du suivi, 38 des 431 participants sont décédés. Les participants avec une CRP élevée, un nombre d'éosinophiles < 2%, une hypo albuminémie et une hypovitaminose D avaient un VEMS initial plus mauvais et en conséquence une plus forte mortalité par rapport aux contrôles. En analyse ajustée, une CRP en augmentation (HR : 4,45) et le nombre de neutrophiles (HR : 1,07) aussi bien qu'une diminution du nombre d'éosinophiles (HR : 7,03) ont été associés à une augmentation du risque de mortalité. L'addition de la CRP au nombre d'éosinophiles et/ou neutrophiles a significativement amélioré un modèle de base pour la prédiction de mortalité qui incluait l'âge, le sexe, la race/ethnicité, l'IMC, le tabagisme, le rapport pauvreté revenu, l'asthme, le diabète, l'HTA et un antécédent d'AVC ou infarctus myocardique.

            Il est conclu qu'une CRP élevée et une hyperneutrophilie comme une hypo éosinophilie sont des prédicteurs d'un mauvais pronostic de la BPCO. Ils ajoutent également une valeur significative aux modèles de prédiction de la mortalité des BPCO.

(Commentaires :

  1. Krespine

BPCO - EFR - LIN

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Impact clinique de la limite inférieure de la normale (LIN) du rapport VEMS/CVF sur la détection de la BPCO : une étude de suivi basée sur des données transversales.

LIU S. et al.                Respir Med                 2018    139      june     27        33

https://www.resmedjournal.com/article/S0954-6111(18)30119-7/fulltext

            Pour évaluer l'impact de la LIN sur la détection de la BPCO un total de 5 448 (âge moyen : 50,51 ± 13,2 ans) ont été inclus avec une spirométrie acceptable et des données d'un questionnaire complètes.

            La détection de la BPCO basée sur la LIN comme diagnostique de référence a été cohérente en général avec le rapport du GOLD fixé à 07 avec 51 sujets (0,9%) sous-diagnostiqués et 61 sujets (1,1%) sur diagnostiqués. Les sujets sous-diagnostiqués étaient plus jeunes, avaient plus de symptômes, plus d'exposition aux biocarburants et un plus faible VEMS que le groupe normal. Ils présentaient également des réserves de capacités cardiopulmonaire endommagées et un déclin significatif du VEMS. En dehors d'être plus âgés, les sujets sur-diagnostiqués différaient peu du groupe normal.

            Il est conclu que la LIN dépendant de la personne semble mieux révéler l'impact sur la détection du trouble du débit aérien. Les participants sous-diagnostiqués par le critère du GOLD doivent recevoir plus d'attention.

(Commentaire : il est vrai : pourquoi 07 et pas 08 ?? et ...entres autres pourquoi CVF qui est finalement un débit et pas CVLente qui, elle, est la capacité TOTALE réelle ventilée pour le rapport avec le débit en 1 seconde...cela éviterait une sous-estimation non négligeable des BPCO)

  1. Krespine

FPI - RGO

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Traitement du reflux gastro-intestinal (RGO) chez les patients souffrant de Fibrose Pulmonaire Idiopathique (FPI). Une revue systématique et méta-analyse.

FIDLER L.  et al.       Chest               2018    153      6          1405    1415

https://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(18)30415-X/fulltext

            Sachant que le RGO est courant chez les patients souffrant de FPI et que son traitement sur l'évolution de la maladie est controversé, pour revoir l'efficacité et l'innocuité du traitement du RGO contre la FPI, une revue systématique et méta analyse a identifié 13 publications observationnelles dont 8 ont été inclus dans la méta analyse.

            Le traitement pharmacologique du RGO a été associé à une réduction significative de la mortalité liée à la FPI par rapport à l'absence de traitement du RGO (HR non ajusté : 0,60 dans 3 études n = 2 033 et HR ajusté : 0,45 dans 3 études n = 2 033) mais non de la mortalité toutes causes (HR non ajusté : 0,73 3 études n = 1 316 et HR ajusté : 0,76 – 4 études – n = 1 585). La qualité de preuve de ces résultats a été faible.

            Il est conclu que la preuve de faible qualité suggère que le traitement pharmacologique du RGO est associé à une réduction de la mortalité en relation avec la FPI mais non de la mortalité globale. Des essais randomisés d'un traitement antiacide contre la FPI sont nécessaires.

(Commentaire : ça ne pas faire de mal de rajouter unIPP...sauf au porte feuille de la sécu...et encore..)

  1. Krespine

BPCO - Bêta Bloquants

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Les Bêtabloquants dans la BPCO. Une étude de cohorte à partir du Programme de Recherche TONADO.

MALTAIS F. et al.     Chest               2018    153      6          1315    1325

https://journal.chestnet.org/issue/S0012-3692(18)X0006-3

            Sur un total de 5 162 patients, 557 (11%) ont reçu des bêtabloquants au départ de l'étude. Initialement le VEMS post bronchodilatateur a été plus élevé dans le groupe bêtabloquants (1,470L) par rapport au groupe sans bêtabloquant (1,362 L). Comme il était attendu, les patients prenant des bêtabloquants avaient des antécédents plus fréquents de traitements et comorbidités cardiovasculaires. La fonction pulmonaire s'améliorait chez les patients avec ou sans bêtabloquants et aucune différence significative n'était observée dans la chute du VEMS ou de la CVF à 24 ou 52 semaines. Aucune différence n'était observée sur les résultats du Questionnaire St George et de l'Index de Dyspnée chez les patients sous bêtabloquants par rapport à ceux n'en prenant pas. Les résultats de sécurité étaient comparables entre les groupes.

            Il est conclu que la fonction pulmonaire, l'état respiratoire global et l'innocuité du Tiotropium/Olodatérol n'ont pas été influencé par le traitement bêtabloquant initial chez les patients souffrant de BPCO modérée à très sévère. Les résultats de cette grande cohorte de patients confirment l'utilisation prudente et appropriée des bêtabloquants chez les patients souffrant de BPCO avec comorbidités cardiovasculaires.

(Commentaires : je jure n'avoir aucun conflit d'intérêt ...les labos n'ont pas voulu me payer...au moins je ne suis pas hypocrite...)

  1. Krespine