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Polypose nasale - Périostine

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Expression excessive de périostine et réponse Th2 chez les patients souffrant de polypose nasale : association à l'asthme.

WEI Y. et al.                 J Thorac Dis               2018    10        12        6585    6597

http://jtd.amegroups.com/article/view/25404

       Il a été montré que la périostine est surexprimée dans la rhino-sinusite chronique avec polypose nasale (RSCPN), particulièrement chez les asthmatiques. Cependant, le mécanisme sous-jacent de la contribution de la périostine dans la genèse des polypes reste ignoré.

       Dans cette étude, il a été collecté 63 polypes nasaux de patients souffrant de RSCPN et des tissus non marqués de 25 sujets témoins. L'expression de périostine dans les polypes nasaux des asthmatiques a été plus élevée que chez les non-asthmatiques et les témoins et a été positivement associée à l'expression de la lymphopïétine stromale thymique (LSLP). Les taux de périostine ont été positivement associés à l'épaisseur de la membrane basale, à l'hyperplasie des cellules caliciformes et à l'éosinophilie tissulaire des tissus polypoïdes, ainsi qu'aux paramètres cliniques (scores TDM, taille des polypes, et rechute des polypes après chirurgie endoscopique)). Les expériences in vitro ont montré que les cytokines de type Th2 IL-4, IL-13 et TGF-ß1 stimulent les cellules épithéliales dérivées des tissus polypoïdes pour produire la périostine via les voies du signal ERK et STAT6. La périostine autocrine ou recombinante active les cellules épithéliales pour produire TSLP via les voies du signal NF-kB. Le supernageant des cellules épithéliales traitées par périostine active les cellules dendritiques qui en conséquence induisent les cellules T naïves en cellules Th2 et expriment IL-4 et IL-13.

       En conclusion, ces résultats montrent que la périostine peut jouer un rôle important dans la genèse des polypes, ce qui peut être considéré comme une cible thérapeutique pour la prise en charge des RSCPN.

(Commentaire : Ouf... pas évident... mais l'essentiel est de montrer que tout est "logique" "déterminé" et "cohérent ET PEUT TOUJOURS S'AMÉLIORER")

  1. Krespine

Cancer Broncho-Pulmonaire - Toux

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Toux chez les patients souffrant de cancer broncho-pulmonaire (CBP) : une étude longitudinale observationnelle de caractérisation et d'associations cliniques.

HARLE A. S.M; et al.              Chest              2019                155      1          103      113

https://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(18)32574-1/fulltext

       La toux est habituelle chez les patients atteints de CBP, et les traitements antitussifs sont sous-optimaux. Il y a peu de données publiées décrivant la toux chez ces patients ou de travaux évaluant les associations cliniques. Le but de cette étude est de combler ce manque.

       Au départ de l'étude 177 patients ont été inclus dont 153 ont fourni des données à J60. La durée moyenne de la toux a été de 52 semaines. La toux a été décrite comme assez sévère pour justifier un traitement chez 62% des patients. En fonction de l'échelle utilisée, l'état des performances a été associé à la fois à la sévérité de la toux et à son impact au départ de l'étude, alors que la sévérité la plus intense de la toux à l'entrée de l'étude était associée au sexe féminin, à l'asthme et au reflux. L'impact de la toux au début de l'étude a été en plus associé à la présence de nausées. Les caractéristiques du cancer (c'est à dire stade, histologie) n'étaient pas associées à la sévérité ni de la toux ni à son impact, ni au tabagisme ou à la BPCO.

       Il est conclu qu'il s'agit de la première étude qui décrit les caractéristiques de la toux chez les patients souffrant de CBP et qui identifie les associations cliniques qui peuvent être pertinentes pour son traitement. Nos données suggèrent que la toux est un symptôme fréquent et pénible et un besoin clinique non satisfait. Son association à des symptômes gastro-intestinaux dans cette étude pourrait améliorer notre compréhension de la physiopathologie et des options thérapeutiques contre la survenue de la toux chez les patients souffrant de CBP.

(Commentaire: )

  1. Krespine :

FPI - Emphysème

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Effets de l'emphysème sur les caractéristiques physiologiques et pronostiques de la fonction pulmonaire dans la fibrose pulmonaire idiopathique (FPI)

YOON H-Y et al.         Respirology    2019    24        1          55        62

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/resp.13387

       La fibrose pulmonaire et l'emphysème combiné (FPE) est caractérisé par un volume pulmonaire préservé et un moindre déclin de la fonction pulmonaire. Cependant, à partir de quelle étendue de l'emphysème commence l'impact sur la physiologie respiratoire et les caractéristiques pronostiques dans la FPI n'est pas évident.

       L'ampleur de l'emphysème a été de ³ 5% chez 53 patients (25%), ³ 10% chez 23 patients (11%) et ³ 15% chez 12 patients (6%). Les patients avec emphysème de ³ 5% étaient plus souvent des hommes et des non-fumeurs. Ils avaient un volume pulmonaire plus préservé et un taux de déclin moindre de la CVF que ceux sans emphysème ou emphysème insignifiant. Le taux de déclin de la CVF a été un prédicteur significatif de mortalité chez les patients sans ou avec emphysème insignifiant et chez ceux avec un degré d'emphysème ³ 5%. Cependant, la capacité de diffusion du CO (DLCO) a été le facteur pronostique le plus significatif chez les patients avec un degré d'emphysème de ³ 10%) (HR : 0,972). Une valeur seuil de 10% pour l'étendue de l'emphysème a créé la différence la plus significative du taux de déclin de la CVF chez les patients souffrant de FPI.

       En conclusion, dans la FPI, un emphysème ³ 10% retentit à la fois sur le taux de déclin annuel et la signification pronostique de la CVF. Cette étendue pourrait être utilisée pour définir la FPE.

(Commentaire :

  1. Krespine

Pneumonie - Corticoïdes - Infarctus

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Prise de corticoïdes et survenue d'infarctus myocardique chez les adultes hospitalisés contre une pneumonie communautaire.

CANGEMI R. et al.      Ann Am Thorac Soc              2019    16        1          91        98

https://www.atsjournals.org/doi/abs/10.1513/AnnalsATS.201806-419OC

       Une interaction potentielle entre le traitement corticoïde et un infarctus myocardique au cours d'une hospitalisation a été recherché chez 758 patients adultes souffrant de pneumonie communautaire (PC) dans une clinique de Rome (493 hommes, 265 femmes, 71,7 ± 14,4 ans).

       Parmi eux, 241 (32%) ont été traités par corticothérapie systémique (méthylprednisolone, bétaméthasone ou prednisone). Au cours du suivi, 62 (8,2%) ont eu un infarctus myocardique pendant leur hospitalisation (incidence: 0,72/100 personnes/j). Ceux traités par corticoïdes avaient une moindre incidence d'infarctus myocardique (0,42/100 personnes/j) que ceux traités sans corticoïdes (0,89/100 personnes/j). Dans un modèle Cox ajusté sur le score de propension, la prise de corticoïdes a été associée à une moindre incidence d'infarctus myocardique (HR: 0,46).

       En conclusion, il a été trouvé qu'une corticothérapie lors de l'hospitalisation a été associée à une moindre incidence d'infarctus myocardique chez les adultes hospitalisés contre une PC.

(Commentaire :

  1. Krespine

BPCO - VAG - Bénéfices

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Efficacité de la vaccination antigrippale sur les hospitalisations et les facteurs de risque d'évolutions sévères chez les patients hospitalisés contre une BPCO.

MULPURU S. et al.                 Chest              2019    155      1          69        78

https://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(18)32725-9/fulltext

       Parmi 4 755 patients hospitalisés souffrant de BPCO, 4 198 (88,3%) avec un état vaccinal connu ont été analysés. L'analyse ajustée a montré une réduction de 38% des hospitalisations en lien avec la grippe chez les sujets vaccinés vs les sujets non vaccinés. Les patients positifs à la grippe (n = 1 833 soit 38,5% ont souffert d'une mortalité globale plus élevée (9,7% vs 7,9%) et une maladie majeure (17,2% vs 12,1%) par rapport aux patients sans grippe. Les facteurs de risque de mortalité chez les patients grippés incluaient l'âge > 75 ans (OR: 3,7), une comorbidité cardiaque (OR: 2), une résidence pour soins de longue durée (OR: 2,6) et la prise d'oxygène à domicile (OR : 2,9).

       Il est conclu que la vaccination anti grippale a réduit significativement l'hospitalisation en lien avec une grippe chez les patients souffrant de BPCO. Les initiatives visant à augmenter la vaccination et la prise précoce d'agents antiviraux parmi les patients souffrant de BPCO pourrait réduire l'hospitalisation contre une grippe et les atteintes sévères, et améliorer les coûts des soins de santé dans cette population vulnérable.

(Commentaire : la vaccination quand elle est possible est indiscutablement le MEILLEUR TRAITEMENT de toutes les maladies)

  1. Krespine