Blog

CBPNPC - Les Stadifications

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives

Fiabilité de la stadification clinique des cancers broncho-pulmonaires non à petites cellules (CBPNPC) aux stades I-IIIa.

                                    Une analyse basée sur les données individuelles des participants.

NAVANI N.  et al.                 Chest              2019    155      3          502      509

https://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(18)32607-2/fulltext

            Dans la mesure ou peu de données existent sur la fiabilité de la stadification clinique et son impact sur le traitement et la survie, il a été évalué si les caractéristiques des participants ou des essais seraient associées à la fiabilité de la stadification comme à l'impact sur la survie chez 698 patients qui ont bénéficié d'une chirurgie isolée (± radiothérapie)  selon leurs données sur la stadification clinique (cTNM) et la stadification pathologique (pTNM).

            46% des cas étaient cTNM de stade I, 23% cTNM de stade II et 31% cTNM de stade III. Le stade cTNM n'était pas en accord avec le stade pTNM dans 48% des cas , dont 34% cliniquement sous-évalués et 14% cliniquement surévalués. La concordance n'était pas associée à l'âge (P = .12), au sexe (P = .62), à l'histologie (P= .82), à la méthode de calcul du stade (P= .32) ou à l'année de randomisation (P = .98). Une faible survie chez les patients sous-estimés était expliquée par un stade pTNM sous-jacent. La stadification clinique a échoué pour détecter une atteinte T4 dans 10% des cas et a mal classé l'atteinte ganglionnaire dans 38% des cas.

            Au total, cette étude démontre un agrément sous optimal entre la stadification clinique et pathologique. Le désaccord entre le T clinique et pathologique et la stadification ganglionnaire pourrait conduire à des décisions thérapeutiques différentes respectivement dans 10% et 38% des cas. De futures recherches sont donc nécessaires pour améliorer la fiabilité de la stadification des patients souffrant de CBPNPC aux stade I-IIIa.

(Commentaire : important a avoir en tête quand on va décider d’un projet thérapeutique)

  1. Krespine

BPCO - Acide Hyaluronique

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives

Les taux sériques d'acide hyaluronique sont associés à la sévérité de la BPCO et prédit la survie.

PAPAKONSTANTINOU E. et al.    Eur Respir J    2019    51        3          1801183

https://erj.ersjournals.com/content/53/3/1801183

            Il a été recherché si l'Acide Hyaluronique (AH), dont les produits de dégradation par l'enzyme hyaluronidase (HYAL-1) jouent un rôle important dans la physiopathologie et le remodelage bronchique dans la BPCO, est associée à la sévérité et l'évolution de la BPCO, l'AH a été évaluée dans une cohorte de découverte de 80 BPCO stables et en cours d'exacerbations. L'AH, HYAL-1 et l'activité enzymatique de HYAL-1 ont été évalués en état stable, lors des exacerbations et 4 semaines après les exacerbations chez 638 BPCO de la cohorte de validation PROMISE.

            Dans la cohorte de découverte, l'AH sérique a été plus élevé lors des exacerbations par rapport à l'état stable (p = 0,015). Dans la cohorte de validation, l'AH a été plus élevée lors des exacerbations modérées et sévères par rapport aux taux initiaux (p<0,001), et il est resté plus élevé après 4 semaines (p < 0,001). L'AH a été étroitement prédictif de la survie globale à partir du moment où il a été associé au temps jusqu'au décès (p < 0,001), indépendamment du score ajusté de Charlson, du nombre annuel d'exacerbations et de l'index BODE. L'HYAL-1 a été augmenté lors des exacerbations modérées (p = 0,004) à sévères (p = 0,003) mais a chuté après 4 semaines (p<0,001). L'activité enzymatique HYAL-1 en état stable a été inversement corrélée au VEMS% vr (p = 0,034) et au temps de survie (p = 0,017).

En conclusion, l'AH sérique est associé à la sévérité de la BPCO et prédit la survie globale. La dégradation de l'AH est associée à la limitation des débits et à l'altération de la fonction pulmonaire.

(Commentaire : futur marqueur à doser ?)

  1. Krespine

Écoliers - France - Asthme -Pollution

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives

Évolution sur 18 ans de l'asthme et des maladies allergiques chez les écoliers français urbains en relation avec les taux de pollution aérienne intérieure.

SASSO F. et al.          Respir Med                 2019    148      3          31        36

https://www.resmedjournal.com/article/S0954-6111(19)30016-2/fulltext

            Pour évaluer les modifications de la prévalence de l'asthme et des maladies allergiques dans l'enfance et leur lien avec les taux de pollution aérienne et autres facteurs de risque potentiels, il a été utilisé en 2016 un questionnaire identique à celui utilisé pour la première fois en 1998-1999 avec collection des informations sur les symptômes, le diagnostic et les facteurs potentiels de confusion, avec mesure des principaux polluants intérieurs et extérieurs dans les écoles.

            Globalement, la prévalence de l'asthme et des maladies allergiques a objectivé une tendance à la hausse durant l'intervalle de temps entre les deux études, uniquement significative sur la toux sèche et l'allergie aux pollens. Le taux des polluants aériens a diminué significativement dans les intérieurs. En dépit de cela, il a été trouvé une corrélation et une relation dose/effet entre le taux de PM2,5 et la prévalence de l'asthme. Les antécédents familiaux d'asthme et d'allergies, l'insalubrité du lieu de la résidence et un régime non-méditerranéen ont été également associés au risque de ces pathologies.

            En conclusion, dans l'intervalle de temps entre les 2 études de 18 ans, en dépit d'une réduction des taux de polluants atmosphériques dans les classes, l'asthme a encore été lié aux PM2.5.D'autres facteurs environnementaux potentiellement responsables ou contributifs ont été également liés à l'asthme et aux allergies.

(Commentaire :

  1. Krespine

Bronchectasies - Sévérité - Vitamine D

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives

Vitamine D et sévérité des Bronchectasies.

FERRI S. et al.           Respir Med                 2019    148      3          1          5

https://www.resmedjournal.com/article/S0954-6111(19)30018-6/fulltext

            Pour comprendre s'il y a une corrélation entre la vitamine D fréquemment déficiente chez les sujets souffrant de bronchectasies et la sévérité clinique et radiologique des bronchectasies; il a été inclus 57 patients (17 hommes/40 femmes) d'âge moyen 60 ±12 ans) entre octobre 2017 et mars 2018 avec exclusion des patients souffrant de bronchectasies par mucoviscidose et ceux rapportant une supplémentation en vitamine D.

            La vitamine D a été en déficit chez 64% des patients, suffisante chez 36% et normale chez 7%. L'Index de sévérité des Bronchectasies (BSI) a été de 7,5 ±5 et le score Bhalla moyen de 16 ± 4. Les taux de vitamine D ont été corrélés au score Bhalla (R2 = 0,68 – p<0,001) et au BSI (R2 = 0,58 – p < 0,0001). La corrélation semble être plus étroite qu'avec les autres marqueurs de l'inflammation tels que la CRP.

            En conclusion, il a été considéré que la vitamine D est un bon prédicteur de la sévérité clinique et radiologique des bronchectasies.

(Commentaire :

  1. Krespine

Pleurésie idiopathique - Malignité - Survie

Écrit par Claude KRESPINE le . Publié dans PUBLICATIONS

Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives

Incidence de la malignité et survie des patients souffrant de pleurésie idiopathique.

BERTRAM REUTER S.       J Thorac Dis               2019    11        2          386      392

http://jtd.amegroups.com/article/view/26441

            La survenue sur 3 ans d'une malignité et la survie ont été évaluées chez 547 patients souffrant de pleurésie idiopathique sur un total de 658 patients (83%) ayant eu une chirurgie thoracoscopique vidéo-assistée (CTVA) et 29 (5%) étaient diagnostiqués avec une malignité au cours de la période de suivi de 3 ans.

            Parmi ces derniers, 93% étaient diagnostiqués avec une malignité dans la première année. Le nombre de personnes nécessaires pour dépister un cas de cancer au cours du suivi était de 18 durant la première année après la CTVA et de 250 les deux années suivantes. La survie a été indépendante du type de malignité (Mésothéliome pleural malin vs autres cancers) et de l'intervalle de temps entre la CTVA et le diagnostic de cancer (≦ 31 jours vs 1-36 mois ; P= 0,15). La survie moyenne du groupe sans malignité a été de 1 095 jours.

                Il est conclu que cette étude confirme la faible incidence de malignité des pleurésies idiopathiques après CTVA. Presque tous les cas incidents de malignité ont été diagnostiqués dans les 12 mois après la CTVA. Aucun désavantage de survie n'a été observé chez les patients avec la survenue du cancer. Ces résultats suggèrent que le suivi des pleurésies idiopathiques pourrait sans danger être limité à un an. La stratégie optimale de surveillance reste à rechercher.

(Commentaire :

  1. Krespine